Raphaël Glucksmann, l’eurodéputé engagé, affirme qu’il prendra sa décision concernant sa candidature pour la présidentielle de 2027 d'ici la fin de l’été. Lors de son passage sur TF1, il a exprimé sa volonté de rassembler la gauche autour d'une figure jugée 'la mieux placée', tout en annonçant sa rupture avec Jean-Luc Mélenchon.
Dans cette quête d’unité, Glucksmann, fondateur du mouvement Place Publique, a annoncé vouloir parcourir la France cet été pour établir ce qu'il décrit comme un 'nouveau contrat patriotique'. Il a souligné : "À la fin, nous aurons une seule candidature parce que notre responsabilité est immense". Son projet de rassemblement à gauche débutera par un meeting prévu le 13 juin à Aubervilliers.
Jean-Luc Mélenchon : un adversaire à distance
Glucksmann, cherchant à se distancer de l'ancien leader des Insoumis, a déclaré : "Ma gauche est démocrate, pro-européenne", accusant Mélenchon d'être devenu "un agent électoral de l’extrême droite". Selon lui, les candidats d'hier, tant du côté de Mélenchon que parmi les anciens soutiens d'Emmanuel Macron, ne pourraient pas faire face à la montée des extrêmes en 2027.
Il cite son score de 14% lors des élections européennes de 2024 comme preuve de sa légitimité. "Je me sens responsable de l'espoir que j'ai suscité", a-t-il déclaré, en justifiant son statut au sein de la socio-démocratie.
Rejet des conseils internes
Concernant une note interne qui préconisait d'éviter certains électorats, notamment les jeunes et les Français modestes, Glucksmann a réagi avec fermeté. "J'ai lu cette note et je l'ai jetée à la poubelle", a-t-il affirmé, insistant sur son désir de s'adresser à tous les citoyens français. Cette réaction vise aussi à répondre aux critiques sur son positionnement, émanant notamment de François Ruffin, qui a souligné l'urgence de reconnecter avec une partie de la population souvent laissée pour compte.







