Face à un gouvernement qui a rejeté son projet de loi sur le 1er Mai, le député France Insoumise, Thomas Portes, a récemment présenté une idée innovante : l’introduction de sept nouveaux jours fériés dans le calendrier français.
En plein cœur des discussions sur la réforme des congés payés, cette initiative semble contradictoire. Parmi les dates suggérées par Portes, le 16 janvier, pour célébrer l'extension de la cinquième semaine de congés, le 4 février, en hommage à la fin de l'esclavage, et le 4 août, pour marquer l’abolition des privilèges en 1789, se distinguent pour leur portée symbolique. D'autres dates sont également proposées, rendant hommage à des événements marquants comme la Commune de Paris et la répression d'ouvriers, ainsi qu'une journée du 30 juillet dédiée à l’amitié.
Le coût de cette initiative ? Environ dix milliards d'euros par an, selon les estimations de l'INSEE, qui avance qu'un jour férié représente environ 0,02 points de PIB, équivalant ainsi à 0,3% de l'ensemble de la production économique annuelle en France. Pour contrebalancer ce manque à gagner, Portes mentionne la nécessité d’un renforcement de la taxation des superprofits et des contributions fiscales plus élevées pour les plus riches.
Le sujet de l'absentéisme au travail en toile de fond
Cette proposition s'inscrit dans un débat plus large autour des conditions de travail et des rythmes professionnels. Certains analystes considèrent que cette initiative pourrait être plus une provocation qu’une mesure applicable. À titre de comparaison, la Confédération Générale du Travail (CGT) milite pour un seul jour férié additionnel, le 8 mars, marquant la Journée internationale des droits des femmes. Un simple ajout ou une réelle avancée sociale ? Les opinions divergent.
À travers ce projet, Portes souhaite relancer des discussions essentielles sur la qualité de vie au travail et les droits des travailleurs, en mettant au cœur du débat des enjeux souvent délaissés. Reste à voir si cette idée saura capter l’attention et provoquer les changements nécessaires au sein de la société française.







