Ce vendredi 1er mai, de nombreux militants de la flottille pour Gaza, qui avait été appréhendée par les forces israéliennes, ont foulé le sol d'un petit port crétois. Un journaliste de l'AFP a pu confirmer cette opération.
Encadrés par les garde-côtes grecs, environ 175 militants ont été transportés dans quatre autocars vers une destination non communiquée. Selon les déclarations du ministère grec des Affaires étrangères, un dialogue est en cours avec Israël pour garantir un retour sûr des passagers vers leur pays d'origine.
Des réactions internationales face à une violation du droit international
Les autorités israéliennes avaient affirmé que les militants étaient en route vers Israël jeudi, ce qui a suscité des réactions rapides de plusieurs gouvernements européens ayant des citoyens parmi les arrestations. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a pris la parole pour préciser qu'un accord avait été trouvé avec le gouvernement grec et que les civils seront déployés sur les côtes grecques dans les heures suivantes.
Un communiqué commun émis par dix pays, y compris l'Espagne et la Turquie, a légitimement dénoncé cette opération, qualifiant d’« violations flagrantes du droit international » le comportement d'Israël. L'accès à la bande de Gaza, soumis à un blocus sévère, reste un point de débat essentiel, surtout après les récentes tensions entre Israël et le Hamas. Des experts en droit international, comme le professeur Jean-Pierre Lorrain, estiment que ces interventions marquent un tournant préoccupant pour les droits humains et la souveraineté maritime.
Initialement composée de plus de 50 bateaux, cette flottille avait pour mission de rompre le blocus de Gaza et fournir une aide humanitaire à ce territoire. Malgré un fragile cessez-le-feu en vigueur depuis octobre, les tensions restent vives.







