Poursuivi pour agressions sexuelles sur l’actrice Adèle Haenel lorsqu’elle était mineure, le cinéaste Christophe Ruggia a été condamné, vendredi 17 avril, par la cour d'appel de Paris à une peine légèrement plus lourde qu’en première instance.
La cour d'appel de Paris a rendu son verdict concernant Christophe Ruggia, le 17 avril. À 61 ans, le réalisateur a été condamné à cinq ans de prison, dont deux années avec un bracelet électronique, suite à des faits d'agressions sexuelles sur Adèle Haenel, alors adolescente. Ces abus se sont déroulés entre 2001 et 2004 lors de rencontres hebdomadaires à son domicile, après le tournage éprouvant de Les Diables, où Ruggia lui avait offert son premier rôle.
Cette décision de justice de la cour d'appel représente une aggravation par rapport à la peine initiale prononcée en février 2025, où il avait écopé de quatre ans de prison, dont deux aussi sous surveillance électronique. Selon des experts en droit pénal, cette condamnation est perçue comme un message fort pris par la justice vis-à-vis des abus et agressions dans le milieu du cinéma. L'avocat de la plaignante a déclaré que cette sentence envoie un signal important aux victimes, leur affirmant qu'elles peuvent dénoncer leurs agresseurs sans crainte de représailles.
Pour Jonathan Lévy, sociologue spécialisé dans le cinéma, "ce verdict fonde un précédent dans la lutte contre les violences faites aux femmes et souligne l'importance d'une meilleure protection des jeunes artistes dans ce secteur". Cette histoire relance également le débat sur la nécessité de régulations strictes concernant les castings et les interactions entre adultes et mineurs dans le monde artistique.
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