À l'heure où les relations entre Madrid et Washington s'intensifient, d'autres grandes économies comme le Royaume-Uni, le Canada et l'Allemagne cherchent également à renforcer leurs échanges avec la Chine. Dans ce contexte, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez entame une visite de trois jours en Chine, visant à consolider les relations commerciales avec cette puissance économique mondiale.
Cette visite, la quatrième de Sánchez en quatre ans, vise à positionner l'Espagne en tant que médiateur entre la Chine et l’Union européenne. Le voyage survient à un moment où les préoccupations s'accroissent quant aux politiques protectionnistes et imprévisibles de l'administration Trump, qui, en mars dernier, avait suscité des tensions en menaçant d'arrêter les échanges commerciaux avec l'Espagne suite au refus de Madrid d'utiliser ses bases militaires pour des actions contre l'Iran, un allié économique crucial de Pékin.
Le déplacement met l'accent sur plusieurs objectifs significatifs pour l'Espagne. Un des enjeux principaux est d'obtenir un meilleur accès au marché chinois, surtout pour les produits agricoles et industriels. De plus, le pays espère établir des partenariats dans le secteur technologique, selon des sources gouvernementales espagnoles citées par AFP.
Sánchez profitera également de cette occasion pour solliciter l'arrivée de nouveaux investisseurs en Espagne, la quatrième économie de la zone euro. Les matières premières chinoises, recherchées par les entreprises espagnoles, devraient aussi être au centre des discussions. Les résultats de cette visite pourraient influencer le déficit commercial, qui a atteint 42,3 milliards d'euros l'an dernier, avec des exportations espagnoles vers la Chine en légère hausse de 6,8% en 2025.
Au programme de Sánchez : une visite au siège de la multinationale technologique Xiaomi, ainsi qu'une exposition à l'Académie chinoise des sciences. Il devra également rencontrer des figures de proue du gouvernement chinois, dont le président Xi Jinping et le Premier ministre Li Qiang, avant de donner une conférence de presse.
Enfin, lors de sa dernière visite en avril 2025, Pékin a consenti à accroître l'accès de ses marchés à plusieurs produits espagnols, dont le porc et les cerises, créant un précédent pour l'évolution future des échanges entre l'Espagne et la Chine.







