Un cessez-le-feu temporaire a été établi en Ukraine à l’occasion de la Pâque orthodoxe, samedi 11 avril. Cette trêve doit prendre fin dimanche à minuit, avec des échanges de prisonniers dans chaque camp.
Le cessez-le-feu, annoncé par le Kremlin, a débuté samedi à 16h (15h heure de Paris) et durerait trente-deux heures. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a donné son accord pour cette trêve, récemment proposée par Vladimir Poutine.
Cependant, quelques heures avant son entrée en vigueur, des frappes ont encore été constatées. Au moins 160 drones ont été lancés sur plusieurs zones ukrainiennes, causant la mort de quatre personnes, avec des victimes notées notamment dans la région d'Odessa (sud). En parallèle, des bombardements russes sur Soumy et Kramatorsk ont blessé au moins vingt-quatre personnes, d’après les rapports locaux.
Du côté russe, des drones ukrainiens ont également visé Krasnodar, provoquant l'incendie d'un dépôt de pétrole et endommageant des habitations. Dans la région de Donetsk, sous contrôle russe, deux personnes ont perdu la vie dans cette offensive.
L’Ukraine semble prête à répliquer
Avant la trêve, le ministre russe de la Défense a donné des instructions pour suspendre toutes les opérations militaires durant cette période. De son côté, Volodymyr Zelensky a affirmé qu'Ukraine respecterait le cessez-le-feu, tout en se réservant le droit de répondre « coup pour coup » en cas de violation, a-t-il précisé dans un message diffusé sur X. Ce dernier a également exprimé que l'Ukraine avait déjà proposé un tel cessez-le-feu plus tôt, mais les négociations avaient échoué à cause de la guerre au Moyen-Orient.
Il est à noter qu'une trêve similaire avait été convoquée l'an dernier, mais avait été reconnue comme ayant été violée régulièrement par les deux camps. En mai 2025, une autre tentative de cessez-le-feu avait également échoué, les deux parties se renvoyant la responsabilité des violences.
Moscou ferme la porte à une trêve prolongée
Kiev réclame depuis longtemps une prolongation de la trêve pour favoriser des débats autour d’un éventuel accord pour mettre fin aux hostilités. Cependant, Moscou a rejeté cette proposition en avançant que cela donnerait un temps de répit à l'armée ukrainienne pour se réorganiser.
Récemment, un échange de prisonniers impliquant 350 soldats a eu lieu : 175 provenant de chaque camp. Un échange de civils, avec sept personnes par camp, a également été confirmé par les autorités des deux côtés. La situation reste délicate malgré ces gestes approuvés.







