« J’ai été pris de panique, je suis dans le regret total », témoigne un conducteur de 19 ans qui a récemment été condamné à trois ans de prison après avoir blessé une gendarme près de Bordeaux. Ce fait divers s'est déroulé le 17 janvier à Cestas, lorsque la gendarmerie a tenté de contrôler un véhicule sans feux de signalisation.
Au cours de la nuit, alors qu’il était environ 3h30, les militaires aperçoivent une Clio roulant dans l’obscurité. Malgré leur signal, le conducteur refuse d’obtempérer et démarre une course-poursuite. Des témoignages des gendarmes confirment que la passagère a failli subir un choc fatal. « Elle aurait pu mourir », affirment ses collègues. Le gendarme au volant a commenté : « Cela marque... C'est la première fois en douze ans que mon véhicule est autant percuté pour nous faire sortir de la route. »
Le fuyard finit par se retrouver coincé dans une impasse. Alors que les gendarmes tentent de l’arrêter, il fonce vers eux. La gendarme, saisissant l'urgence, s'assoit rapidement sur son siège, évitant de peu l'impact direct. Cette manœuvre lui vaut une blessure à la cheville, entraînant trois jours d’incapacité au travail. « Le choc a été particulièrement violent », a-t-elle déclaré, visiblement marquée par l'événement.
Une course effrénée
Après avoir réussi à se libérer de l'impasse, le conducteur reprend la route à une vitesse vertigineuse de 170 km/h, mettant en danger d'autres automobilistes. La poursuite se termine finalement à Bègles, lorsqu'il percute une voiture arrêtée au feu rouge. Les gendarmes utilisent leurs armes pour le contraindre à s’arrêter.
En garde à vue, les enquêteurs découvrent que ce jeune homme de Béglès, titulaire d’un permis sans points, avait consommé de la cocaïne et du cannabis. En plus de cela, des échantillons de drogue et un pistolet d’alarme ont été retrouvés sur lui. Le procureur, Mathilde Marie, a déploré le fait qu’il se filmait durant la poursuite, renforçant l'idée d'un comportement irresponsable. « Ils ont eu l’impression qu’il cherchait à tuer », a déclaré l’avocate des victimes, Me Guillaume Sapata.
Un jeune sous pression
Bien qu'il n'ait pas d'antécédents judiciaires, ce jeune homme a admis être impliqué dans le trafic de drogue, précisant qu’il se sentait menacé et qu'il agissait sous pression. « J’ai agi inconsciemment. Je suis dans le regret total », a-t-il ajouté en larmes devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. Malgré les circonstances atténuantes, le tribunal a décidé de l'infliger une peine de prison ferme comme moyen de dissuasion contre de tels agissements.







