Le parquet de Paris a été récemment saisi par le gouvernement concernant des tentatives de reconstitution de la Jeune Garde, un groupuscule officiellement dissous. Selon des sources proches du dossier, cette initiative surveillée par les autorités aurait émergé avant même la mort tragique de Quentin Deranque, un militant d'extrême droite, dont l'agression a ravivé les tensions politiques en France.
Ce mardi, un participant à une réunion à l'Élysée a confirmé que le dossier avait été transmis au parquet il y a deux jours. Au cours de cette réunion, présidée par Emmanuel Macron, les discussions ont porté sur la menace que ces velléités de reconstitution pourraient représenter dans le climat actuel.
Quentin Deranque, âgé de 23 ans, a été tué à Lyon, victime d'une violente agression par des membres de l'ultragauche, un fait qui a mis en lumière la montée des tensions entre différents groupes d'extrême droite et d'extrême gauche. Philippe Léonard, politologue, a déclaré au Monde que "la situation devient de plus en plus préoccupante, car elle illustre le cycle de violence entre ces factions." Cette spirale est d'autant plus inquiétante dans un contexte où le gouvernement a durci sa politique de surveillance des groupes radicaux.
Il est essentiel, selon les experts, que les autorités prennent des mesures préventives afin d’empêcher la reformation de groupes extrémistes qui pourraient nuire à l’ordre public. Pierre Mathias, ancien membre de la Jeune Garde, a évoqué la nécessité de dialogues constructifs pour éviter l'escalade de la violence : "Nous devons construire des ponts entre les générations pour apaiser les tensions plutôt que de les envenimer."







