Une affaire de favoritisme dans le petit village
Ce mardi 24 février, le tribunal de Bourgoin-Jallieu voit comparaître le maire de Saint-Baudille-de-la-Tour, ainsi que plusieurs conseillers municipaux. Ils sont soupçonnés de prise illégale d'intérêts dans le cadre d'attributions de marchés publics. L'affaire est particulièrement délicate, car les accusés nient toute intention malveillante.
Les élus sont accusés d'avoir favorisé des entreprises connectées à leur cercle personnel lors des décisions prises entre 2016 et 2020. Cela soulève des questions sur l'éthique en politique, même dans des communes de petite taille. Comme l'a souligné Le Dauphiné Libéré, la proximité des habitants avec les entreprises locales complique la séparation entre relations personnelles et intérêts professionnels.
Pour le maire, le cœur de l'affaire repose sur un lien familial, puisque son neveu travaillait pour l'une des sociétés concernées. Cependant, il insiste sur le fait qu'il n'avait aucune complicité ou influence dans la décision, précisant que l'architecte expert impliqué a validé le choix des entreprises. Les deux adjointes, également prévenues, avaient leurs propres connexions avec ces sociétés, mais elles affirment que leurs choix étaient basés sur des critères de compétence.
L'avocat des prévenus a déjà annoncé son intention de plaider pour la relaxe, soulignant que c'est au procureur de la République de démontrer que ces relations personnelles ont impacté les décisions d'attribution. Il conclut que le climat politique d'une commune aussi petite rend la tâche complexe pour les élus.
Alors que ce cas fait les gros titres, il résonne comme un appel à la transparence dans la gestion des affaires publiques.







