Deux jeunes de seulement 16 ans ont été interpellés mardi dans le département du Nord, suspectés d’avoir préparé une action violente inspirée par l’idéologie jihadiste. Selon le parquet national antiterroriste (Pnat), l’un d’eux, particulièrement captivé par cette idéologie, a reconnu avoir envisagé une attaque visant notamment un "centre commercial" ou une "salle de concert". Les récents développements de l’enquête, rapportés en partie par Le Parisien, donnent un aperçu inquiétant de la menace que représentent de tels projets.
Le principal suspect aurait déclaré qu’il souhaitait "dérober" une arme à feu et aurait même admis avoir testé des produits chimiques chez lui dans l’intention de réaliser des expériences de combustion. Le Pnat a réagi rapidement en ouvrant une information judiciaire pour enquêter sur les faits. Les deux adolescents ont été placés en garde à vue, et le parquet a demandé la mise en examen du meneur présumé pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes d’atteintes aux personnes".
Le second mineur, considéré comme un soutien dans ce projet, est accusé d'avoir contribué à renforcer les convictions radicales de son complice. Les arrestations sont le fruit d’une enquête préliminaire lancée par le Pnat début février 2026, supervisée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Cette affaire met en lumière les défis persistants auxquels les autorités sont confrontées face à la radicalisation des jeunes, un phénomène qui continue d’inquiéter les experts en sécurité.
Des spécialistes rappellent que la détection précoce de ces comportements extrémistes est cruciale pour empêcher la violence. "Il est essentiel de surveiller les signes de radicalisation et de fournir un soutien adéquat aux jeunes pour les aider à s'éloigner de ces idéologies destructrices," déclare un représentant d'une ONG engagée dans la prévention de la radicalisation.







