Alors que la marche hommage à Quentin Deranque se profile, la rue Victor Lagrange s'urbanise en forteresse. Craintes de violences, déploiement policier massif et controverses politiques viennent assombrir cet événement, suscitant des craintes de débordements dans les rues lyonnaises.
Ce texte est basé sur une retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Des planches en bois sont fixées aux fenêtres en toute hâte. Sur la rue Victor-Lagrange, où Quentin Deranque a été attaqué, les habitants cherchent à protéger leurs biens avant la marche. Un propriétaire explique : "Nous faisons cela pour éviter des réparations coûteuses après les éventuels débordements."
La manifestation doit se dérouler sur un parcours d'un peu plus d'1,4 km, partant de la place Jean-Jaurès pour terminer à la rue Victor-Lagrange. Environ 2 000 à 3 000 manifestants sont attendus, avec plus de 500 agents de police mobilisés. Sur RTL, le 20 février, Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur, affirme : "Nous allons encadrer cette manifestation pour éviter tout trouble à l'ordre public. Un dispositif conséquent sera mis en place, incluant des forces locales et mobiles pour assurer la sécurité."
Une marche aux soutiens controversés
Au cœur de cette marche se trouve Aliette Espieux, une militante catholique traditionaliste et anti-avortement. Ses appels ont trouvé écho sur les réseaux sociaux, attirant des groupes ultranationalistes internationaux, notamment britanniques et tchèques, avec environ 600 membres potentiellement présents.
Le Rassemblement national a choisi de se distancier de l'événement, appelant ses élus à faire preuve de prudence. Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a déclaré : "Étant donné le contexte et la volonté de la famille de ne pas politiser cet hommage, nous respectons la liberté de participation tout en appelant à la prudence."
Les autorités sont également préoccupées par la possible présence de mouvements d'ultra-gauche. Grégory Doucet, maire (EELV) de Lyon, a exprimé ses réserves : "La course de la marche va traverser des zones commerçantes et résidentielles, et cela fait craindre des débordements."
La France insoumise et le Parti socialiste ont également plaidé pour interdire cet hommage, témoignant d'une large inquiétude face à un événement aux implications politiques si délicates.







