Dans un tragique épisode survenu dans la nuit de jeudi à vendredi, un brigadier-chef de la police nationale, âgé de 40 ans et père de trois enfants, s'est donné la mort en utilisant son arme de service au sein du commissariat de Montpellier. Cette nouvelle a été confirmée par un responsable de la communication de la police nationale.
"Nous sommes tous en deuil ; cet événement illustre la pression énorme subie par les policiers, gendarmes et pompiers, représentants de la sécurité", a déclaré Chantal Mauchet, préfète de l'Hérault, lors d'une conférence de presse qui traitait des enjeux de sécurité dans la région.
Le chargé de communication a précisé que le fonctionnaire était également le secrétaire départemental adjoint du syndicat Alliance. Ses collègues témoignent de son engagement et de l'estime générale dont il jouissait au sein de la profession. Son décès engendre une onde de choc parmi ses pairs, illustrant une problématique plus large concernant la santé mentale des forces de l'ordre.
Un contexte préoccupant, puisque ce suicide s'inscrit dans une série de tragédies similaires : un policier avait mis fin à ses jours précédemment dans l'Essonne début décembre, et une commandante de la DGSI s'est également suicidée à Arras en février. Les statistiques alarmantes révélées par le ministère de l'Intérieur montrent qu'en 2024, au moins 27 policiers et 26 gendarmes ont choisi de mettre fin à leurs jours.
Ce drame soulève d'importantes questions sur le soutien apporté aux membres des forces de l'ordre et la nécessité d'instaurer des mécanismes adaptés pour gérer le stress et les conditions de travail éprouvantes. Des experts appellent à une réflexion collective pour aborder cette problématique urgent et mettre en place des mesures concrètes afin d'améliorer le bien-être des agents.







