Sept individus, âgés entre 20 et 26 ans, ont été interpellés suite au décès tragique du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon, survenu il y a une semaine. Ces suspects, ayant des parcours variés entre activité professionnelle et chômage, ont été présentés aux juges d’instruction, révélant ainsi leurs rôles spécifiques dans cette affaire complexe.
Un assistant parlementaire sous les projecteurs
Parmi les arrestations, un des assistants parlementaires du député La France Insoumise, Raphaël Arnault, se distingue. Jacques-Elie Favrot, 24 ans, a été mis en examen pour complicité de meurtre, violences aggravées et association de malfaiteurs. Bien que la justice lui reproche de ne pas avoir porté les coups mortels au jeune Deranque, il est accusé d'avoir été un des meneurs lors du lynchage, survenu lors d'une confrontation entre l'ultragauche et l'ultradroite. En garde à vue, il a nié avoir frappé la victime, tout en admettant avoir participé aux affrontements.
Des inculpations pour homicide volontaire
Les six autres suspects, incluant étudiants et travailleurs, sont également incarcérés, tous mis en examen pour homicide volontaire. Le procureur de la République de Lyon a justifié ces incarcérations en évoquant un potentiel trouble à l'ordre public et le risque de concertation ou de fuite parmi eux. Bien qu’ils nient avoir voulu tuer Quentin Deranque, plusieurs d’entre eux ont avoué avoir porté des coups durant la rixe.
Liberté conditionnelle pour un suspect
Un des sept suspects, Guillaume A., a été relâché après la garde à vue en raison de son implication moins claire dans l’incident, mais reste sous contrôle judiciaire.
Antécédents judiciaires inquiétants
Certaines des personnes arrêtées avaient déjà des antécédents. Alexis C., 24 ans, avait été impliqué dans une agression sur un adolescent, accusé d'appartenir à la Ligue de défense juive, un incident terrible dont les détails rappellent la violence de cette rixe. Jacques-Elie Favrot, également connu des forces de l'ordre, avait un passé criminel pour vol et port d'arme, tandis qu'un autre suspect avait été jugé pour des infractions liées aux stupéfiants.
Une enquête en cours
Le procureur a indiqué qu’il existe encore des individus à identifier, avec 7 à 8 suspects potentiels qui pourraient être connectés à cette rixe mortelle. L’enquête est pilotée par trois juges d’instruction, soulignant le sérieux et la complexité de cette affaire.







