La procureure générale a exprimé son assurance quant à la culpabilité de l'accusé, Nabil Boukhobza, durant le procès qui s'est tenu ce jeudi 19 février. Selon elle, les éléments du dossier corroborent les accusations de viol formulées par la plaignante, une jeune femme de 21 ans.
Elle a insisté : "Il a été révélé qu'un crime a été commis, et qu'une jeune femme a été injustement blessée. Le risque de réitération de la part de l'accusé reste préoccupant". En conséquence, la procureure a requis un mandat de dépôt différé et l'inscription de Naps sur le registre des délinquants sexuels.
Le rappeur est mis en cause pour un viol présumé commis dans une chambre d'hôtel parisienne en 2021, après une rencontre dans une boîte de nuit avec la victime, Fanny*, et deux de ses amies. Après une soirée où l'alcool et les substances illicites ont été consommés, la plaignante s'est déclarée réveillée par une pénétration non consentie.
Tous les éléments corroborent la version de la victime
Le lendemain, la procureure a méticuleusement exposé les preuves qui soutiennent la dénonciation de la victime, y compris le rapport immédiat au commissariat. Elle a déclaré : "À aucun moment la plaignante ne pouvait monter un récit mensonger, étant donné le traumatisme de son expérience".
Selon Sarah Cadeillan, les expertises ADN et médicales ainsi que les échanges de messages entre Fanny et Alexia, où la plaignante fait état d'un viol, renforcent cette affirmation. Ces communications surviennent alors qu'aucune des deux jeunes femmes n'était consciente de leur implication dans une procédure judiciaire.
Une culture de silence à déconstruire
La procureure a dénoncé l'idée que l'affaire pourrait se réduire à un "parole contre parole", soulignant que des preuves tangibles sont présentes. "C'est une forme de victimisation qui nuit au processus judiciaire et aux victimes de violences sexuelles", a-t-elle ajouté. Pour elle, le silence de la plaignante au moment des faits ne peut en aucun cas être interprété comme un consentement.
Alors que le procès touche à sa fin, l'accusé Naps n'a pas encore pris la parole en dehors de ses avocats. La décision finale du tribunal est attendue, et cette affaire pourrait avoir des répercussions significatives sur la perception des violences sexuelles en France, une thématique qui demeure particulièrement brûlante dans la société actuelle.







