La Cour d'appel de Colmar a, une nouvelle fois, mis en lumière les défis auxquels font face les copropriétés des tours Plein Ciel à Mulhouse, confirmant une décision du tribunal de première instance. Cette juridiction a souligné l'incapacité des copropriétaires à faire face aux frais nécessaires à la mise en conformité des systèmes de sécurité incendie, engendrant ainsi un risque accru pour les résidents.
Lors d'un jugement rendu en décembre 2024, la cour a souligné que les copropriétaires étaient dans l'incapacité de rassembler les sommes requises pour assurer la sécurité de ces immeubles, qui sont désormais menacés de démolition en raison de leur état critique. Le constat fait par les juges n'est pas à prendre à la légère, d'autant qu'une remise en question de la sécurité des habitants est en jeu.
Dans un communiqué de presse, la métropole et la mairie de Mulhouse ont assuré qu'elles se tennaient à la disposition des résidents pour les accompagner dans cette période difficile. Selon des sources locales, des rencontres sont prévues après les élections municipales de mars prochain, où les citoyens seront encouragés à exprimer leurs inquiétudes et leurs besoins.
Les copropriétaires, inquiets de l'avenir de leur habitat, se réuniront ce vendredi 20 février pour discuter des prochaines étapes à suivre. Face à cette situation, des experts en droit immobilier s'interrogent sur la viabilité des solutions potentielles et sur le rôle des collectivités dans de telles crises. « Il est crucial que les pouvoirs publics agissent rapidement pour protéger les habitants », commente un analyste du secteur.
Alors que l'incertitude plane sur l'avenir des tours, les résidents sont confrontés à une réalité difficile, marquée par des enjeux de sécurité et de financement qui interpellent la société dans son ensemble.







