Le président du Rassemblement National, Jordan Bardella, a vivement dénoncé un "acte barbare" en lien avec la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, survenu à Lyon. Dans une conférence de presse tenue mercredi, Bardella a affirmé que cet acte était cautionné par la gauche et l'extrême gauche, ajoutant que ces derniers avaient franchi une "ligne rouge inacceptable" dans notre démocratie.
Il a précisé que la mort de Deranque ne devait pas être considérée comme un simple fait divers, mais plutôt comme le symbole d'un climat de violence qui s'est installé depuis plusieurs années, en grande partie à cause d’un discours jugé extrême par certains membres de la gauche. Selon lui, la démocratie est désormais à un "point de bascule" face à cette escalade de la violence.
Les réactions à cette tragédie sont multiples. La France Insoumise, partie de gauche, se retrouve dans une position délicate, étant appelés par le gouvernement à prendre des mesures contre certains de ses membres, comme Raphaël Arnault, en lien avec l'incident. La tension politique monte alors que les débats autour de la violence et de ses racines s'intensifient.
onze personnes interpellées
Quentin Deranque, âgé de 23 ans, est décédé suite à une agression par un groupe de personnes cagoulées, survenue lors d’un événement de Sciences-po Lyon lié à la députée LFI Rima Hassan. Il s'était rendu sur place pour assurer la sécurité des militantes du collectif Némésis. Des sources décrivent une "bataille rangée" qui aurait éclaté entre l'ultragauche et l'ultradroite, lors de laquelle le jeune homme a été isolé et agressé.
Mercredi matin, un homme suspecté d'être directement impliqué dans l'agression, ainsi que sa compagne, ont été interpellés, portant à onze le nombre total de personnes en garde à vue. Ces arrestations, survenues après d'autres interpellations mardi soir, soulèvent beaucoup de questions concernant l'enquête et la nature des événements qui ont conduit à la tragédie. Environ la moitié des personnes arrêtées seraient déjà fichées S, selon des renseignements locaux. Les enquêteurs continuent d’interroger les suspects, qui peuvent être retenus jusqu'à 48 heures.







