Les députés se réuniront ce mardi après-midi pour observer une minute de silence en mémoire de Quentin, militant nationaliste tragiquement décédé lors d'une agression à Lyon. Cet hommage se déroulera avant la séance des questions au gouvernement, comme l'a annoncé le Palais-Bourbon au Parisien.
Cette décision a été prise par la conférence des présidents de l'Assemblée nationale et a reçu un soutien général, sur lequel aucun membre ne s'est opposé, selon des sources parlementaires rapportées par l'AFP. Comme l'a indiqué le président du groupe Union des droites pour la République (UDR), Éric Ciotti, sur X, c'est avec le soutien quasi unanime des présidents de groupe que cette minute de silence a été instaurée.
Un climat de tension accablant
Quentin, âgé de 23 ans, a été abattu le 12 février dernier alors qu'il protégeait des militantes du Collectif Némésis, un groupe féministe proche de l'extrême droite. Alice Cordier, la fondatrice du Collectif, a commenté la tragédie, soulignant le désespoir entourant cet acte de violence. Le gouvernement a imputé la responsabilité de cette agression à des groupes comme « La Jeune Garde », un mouvement antifasciste récemment dissous.
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a affirmé que La France insoumise (LFI) partage une « responsabilité morale dans un climat de violence exacerbée », une déclaration qui a également été soutenue par le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste. Sur BFMTV, ce dernier a dénoncé l'atmosphère tumultueuse qui règne actuellement, qui semble favoriser des incidents similaires. En réponse, le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard, a précisé que son parti n’entrait pas en jeu dans cette tragédie, dédramatisant ainsi les accusations portées contre eux.
Ce drame soulève des interrogations profondes sur les tensions politiques en France et la montée de la violence dans le débat public. Le climat actuel, déjà polarisé, pourrait être exacerbé par des événements similaires, comme l'indiquent plusieurs analystes politiques, notamment experts en sociologie politique, qui soulignent la nécessité d'un dialogue constructif pour éviter ces conflits.







