Le centre des impôts de Rodez a été contraint à une fermeture indéfinie suite à des fissures alarmantes détectées sur la rue Aubrac-Vallon. Cette décision a été prise par la direction des Finances publiques, en accord avec la municipalité, suite à une glissement de terrain survenu en milieu de semaine.
Pascal Bouthier, directeur départemental des Finances publiques de l’Aveyron, a déclaré : "Pas question de prendre le moindre risque." Une fissure importante a été identifiée, illustrant un phénomène de grand glissement qui inquiète non seulement les employés, mais aussi la sécurité des lieux. La municipalité a rapidement établi un périmètre de sécurité afin de restreindre l'accès au site, incluant notamment des habitations voisines.
En réponse à cette situation, une cellule de crise a été mise en place au centre des impôts. Actuellement, près de 120 employés sont touchés par cette mesure, et aucune personne, ni salarié ni usager, ne peut pénétrer dans le bâtiment. Les autorités locales ont également pris des mesures pour contrôler les systèmes d’alimentation au gaz, un danger potentiel face à la dégradation des infrastructures.
Selon M. Bouthier, "cette semaine, tout le monde est en télétravail, et nous travaillons avec la préfecture pour trouver une alternative durable pour accueillir le public. Les modalités actuelles d'accueil ne pourront pas durer." Cette déclaration souligne l'importance d'assurer un service continu malgré les circonstances adverses.
Le risque de déformation des terrains est pris au sérieux. Christian Teyssèdre, le maire de Rodez, a confirmé que des expertises des sols seraient effectuées prochainement. "Des résultats préliminaires indiquent que le sol, sous la rue Aubrac Vallon, absorbe l'eau, le transformant en glaise, ce qui contribue à l'affaissement", a-t-il expliqué, insistant sur la transparence de la municipalité à ce sujet.
Avec les prévisions météorologiques de Météo France ne montrant aucune amélioration des conditions climatiques, l’avenir du centre des impôts semble incertain. Les premières études prouvent déjà que cette structure pourrait ne pas pouvoir accueillir de nouveau le public dans un avenir proche.







