Le 16 février 2026, l'Assemblée nationale a donné son feu vert à une initiative controversée permettant l'usage de caméras de surveillance intelligentes dans les commerces de détail, incluant les grandes surfaces et les centres commerciaux, jusqu'à la fin de l'année 2027. Cette décision vise à renforcer la prévention contre le vol, comme annoncé par le député Renaissance, Paul Midy, lors d'une session plénière.
Cette proposition a été adoptée avec un score de 60 voix pour et 13 contre, malgré une assemblée peu remplie. Elle a reçu le soutien de multiples formations politiques, y compris Renaissance, Les Républicains, Horizons et le Rassemblement National, tandis que le MoDem s’est abtenu, suscitant des critiques de l’opposition de gauche qui qualifie cette mesure de « dérive préoccupante ».
Selon l'Agence France-Presse, le texte autorise l'analyse algorithmique des images capturées par les caméras de vidéosurveillance dans le but d'améliorer la détection des actes de vol. Cependant, cette proposition fait l'objet d'un débat passionné concernat les implications éthiques et la protection de la vie privée des consommateurs. Le directeur d'un centre de recherche sur la sécurité, Dr. Marc Lefèvre, a déclaré à la presse : « Bien que la technologie puisse offrir des outils précieux pour la sécurité, il est essentiel de garantir que son utilisation ne compromette pas les droits individuels ».
Pour l'instant, la prochaine étape pour cette proposition de loi sera de trouver une place dans l'agenda du Sénat, où elle devra encore être débattue.
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