Neuf suspects ont été mis en examen dans le cadre d’une enquête sur l'escroquerie à la billetterie du Louvre, et l’un d’eux a été placé en détention provisoire ce vendredi 13 février, a communiqué le parquet de Paris.
Une des personnes mises en examen fait face à des accusations graves, notamment "d'escroquerie réalisée en bande organisée", "usage de faux" et "corruption active, blanchiment aggravé". Conformément aux réquisitions du parquet, cette personne a été incarcérée.
Six autres suspects ont également été mis en examen pour les mêmes infractions, mais ont été laissés libres sous contrôle judiciaire. Deux autres, impliquées pour complicité, sont aussi sous contrôle judiciaire.
Des saisies impressionnantes dans l'affaire
Au cours de l’opération, les policiers ont saisi plus de 957.000 euros en espèces ainsi que 486.000 euros sur divers comptes bancaires. Les enquêteurs estiment que les suspects ont investi une partie des gains de leur fraude dans des biens immobiliers tant en France qu’à Dubaï.
Le système de fraude aurait été mis en place grâce à un couple de guides chinois, qui aurait permis à de nombreux groupes de touristes d'entrer en fraudant la billetterie. Les soupçons ont été confirmés par des dispositifs de surveillance et d'écoutes, qui ont révélé que certains billets étaient réutilisés plusieurs fois.
Des complices à l'intérieur du musée ?
Les investigations ont conduit à des soupçons concernant des complices au sein même du Louvre, qui auraient facilité ces fraudes en acceptant des paiements en espèces en échange de ne pas faire de contrôles, selon le parquet.
Le musée, qui a signalé une augmentation de ces fraudes, est en train de mettre en place un plan de lutte structuré, en coopération avec les forces de police, afin de protéger l’intégrité de ses opérations.
Selon une porte-parole du Louvre, cette affaire met en lumière la complexité croissante et la diversité des fraudes à la billetterie, et la nécessité d'une vigilance accrue.







