Lors d'une soirée de soutien organisée jeudi soir au Bataclan, l'entourage du journaliste Christophe Gleizes a cherché à ranimer l'attention médiatique et politique sur son sort. Maître Emmanuel Daoud, son avocat, a déclaré à franceinfo que "il y a à nouveau de l'espoir", appelant à une mobilisation large de la société civile et des autorités.
L'événement, organisé par Reporters sans frontières (RSF), a réuni des artistes tels qu'Alex Beaupain, Malik Djoudi et Jeanne Cherhal pour exiger des garanties de protection et la libération du journaliste. Selon franceinfo, la famille de M. Gleizes a reçu jeudi des nouvelles jugées "rassurantes" par certains proches, signe d'une possible avancée dans ses contacts avec les autorités ou son équipe juridique.
Ce soutien intervient alors que, selon un article de franceinfo, dix ans de prison ont été requis en appel contre le journaliste incarcéré en Algérie. Ce contexte judiciaire alourdit l'enjeu des démarches diplomatiques et juridiques menées par ses représentants.
À la tribune, les organisateurs ont rappelé que la mobilisation ne se limite pas aux artistes : « il faut que toute la société se mobilise », a souligné Maître Daoud, qui demande une concertation entre défenseurs des droits, médias et institutions françaises pour peser sur le dossier. RSF, dans son communiqué, a appelé à une mobilisation internationale pour faire pression et obtenir des clarifications sur les conditions de détention.
Des juristes interrogés estiment qu'une combinaison d'actions — recours juridiques en appel, procédures internationales et mise en lumière médiatique soutenue — peut contribuer à faire bouger un dossier complexe. Un spécialiste en droits internationaux cité par la soirée rappelle toutefois que les procédures diplomatiques sont longues et qu'il faut se préparer à une bataille sur plusieurs fronts.
Pour les proches et collègues de Christophe Gleizes, la soirée au Bataclan n'était pas seulement un moment de soutien artistique, mais une manière de maintenir la pression médiatique et politique. Plusieurs participants ont insisté sur la nécessité d'une coordination entre ONG, avocats et relais parlementaires pour transformer cet « espoir » évoqué par l'avocat en avancées concrètes.
La famille de Christophe Gleizes, présente ou représentée lors du rassemblement, a remercié les artistes et les associations pour leur mobilisation. Elle a également demandé la discrétion sur certains éléments de la stratégie juridique afin de ne pas compromettre les démarches en cours.
En attendant des décisions judiciaires ou diplomatiques, la campagne de soutien reste active : pétitions, tribunes et événements culturels se succèdent pour maintenir le dossier dans l'espace public et rappeler que la situation d'un journaliste emprisonné est un enjeu de liberté d'expression, souligné par RSF et d'autres organisations de défense des journalistes en France et en Europe.
La vigilance demeure de mise, mais la réunion au Bataclan a montré que, malgré la lourdeur des procédures, le récit public peut évoluer et que les acteurs mobilisés espèrent transformer cet élan en résultats concrets pour Christophe Gleizes.







