Deux militants britanniques, arrêtés près de Calais pour provocation à la haine, ont été expulsés ce jeudi matin, selon les autorités locales. Après leur interpellation dimanche, ils étaient visés par une obligation de quitter le territoire français (OQTF) en raison de leur menace à l'ordre public.
Les deux hommes, âgés de 35 et 53 ans, se filmaient en direct sur une plage en France, soupçonnés de vouloir participer à une mobilisation interdite contre les migrants. Ils avaient été placés en garde à vue mais, après l'exploitation de leurs vidéos, la procureure de Boulogne-sur-Mer, Cécile Gressier, a déclaré qu'ils contestaient toute affiliation à un mouvement extrême. Les preuves n'ayant pas suffi pour justifier une détention prolongée, ils ont été relâchés mardi.
Cependant, une OQTF a été prononcée à leur encontre pour menace à l'ordre public, signalant ainsi le sérieux de la situation. Le préfet du Pas-de-Calais, François-Xavier Lauch, a ordonné leur placement en centre de rétention dans le but de leur éloignement rapide. Ils ont ainsi embarqué ce matin à bord d'un ferry à destination de leur pays d'origine.
En réponse à cette situation, les préfectures du Nord et du Pas-de-Calais ont maintenu jusqu'à lundi l'interdiction d'une opération anti-migrants, intitulée « Overlord ». Cette initiative, qui attire des activistes britanniques d'extrême droite sur les côtes françaises, avait déjà été invalidée précédemment pour des raisons de sécurité. La décision de prolonger l'interdiction fait écho aux craintes exprimées par des sources gouvernementales sur la montée des violences liées à ce mouvement.
Les autorités rappellent que ces mesures visent à protéger l'ordre public et à réduire les tensions autour des questions migratoires, qui restent sensibles. Comme le soulignent plusieurs experts, la vigilance est de mise face à l'influence grandissante des mouvements radicaux, tant en France qu'à l'international.







