Le 21 janvier, quatre hommes ont été arrêtés par la police à Lormont, près de Bordeaux, suspectés d'être liés au saccage du Taksim café survenu la veille. Lors de leur interpellation, les forces de l'ordre ont trouvé dans leur véhicule des battes de baseball, des cagoules et d'autres objets potentiellement dangereux.
La situation a attiré l'attention des policiers lorsque dix voitures, ornées de bannières du peuple kurde, circulaient bruyamment dans les rues de Cenon. Les policiers ont pris en chasse l'une des voitures, qui a tenté de fuir, mais a finalement été rattrapée près des Quatre-Pavillons.
À l’intérieur du véhicule des suspects, les autorités ont découvert plusieurs armes et accessoires laissant supposer une intention de violence organisée.
Les quatre suspects, tous d'origine turque et âgés d'une vingtaine d'années, ont été placés en garde à vue pour "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit". L'enquête est à présent menée par la Division de la criminalité territoriale.
Ce groupe pourrait être impliqué dans le saccage du Taksim café, où environ trente personnes cagoulées ont frappé les lieux avec des battes de baseball le 20 janvier. L'attaque a provoqué des dégâts considérables, rendant l'établissement méconnaissable en moins de cinq minutes. Ce climat de violence s’est intensifié suite à des tags découverts sur l’association culturelle kurde à Cenon, ce qui a éveillé des préoccupations parmi les membres de la communauté locale.
Selon un expert en sécurité locale, "ces incidents soulignent l'importance d'une attention accrue aux tensions communautaires qui peuvent, malheureusement, exploser dans des actes de violence comme celui-ci".







