Le 30 décembre, à la veille du Nouvel An, deux individus ont été interpellés à Paris lors d'une transaction suspecte portant sur le protoxyde d'azote. La préfecture de police a annoncé la saisie de 30 000 ballons de baudruche et de 1 800 bonbonnes, un chiffre alarmant qui témoigne d'un trafic en plein essor.
Les agents, vigilant après avoir reçu un renseignement, ont pris en flagrant délit un grossiste et un acheteur présumé alors qu'ils concluaient la transaction à proximité d'un établissement identifié comme problématique. Les policiers ont fouillé le véhicule du suspect ainsi que le local du fournisseur, mettant à jour quatre palettes remplies de ces substances.
Les deux hommes sont désormais en garde à vue, accusés de divers délits liés à la possession et à la distribution de substances classées comme psychotropes. Selon des sources policières, la consommation de protoxyde d'azote, souvent utilisé comme gaz hilarant à des fins festives, est de plus en plus courante parmi les jeunes. Une enquête menée par la Fondation Vinci Autoroutes indique qu'un jeune sur dix de moins de 35 ans a déjà consommé cette substance lors de soirées, ce qui est une préoccupation croissante pour les autorités.
La préfecture a d’ores et déjà signalé que la lutte contre l'usage et le trafic de protoxyde d'azote figure parmi ses priorités. "La consommation de ce gaz est dangereuse", a déclaré un représentant de la préfecture, soulignant que cette saisie ne serait qu'une étape vers des mesures plus strictes. En effet, un rapport récent du Parisien note une hausse alarmante de 52 % d'interventions policières liées à cette substance par rapport à l'année précédente.
Les deux suspects seront jugés prochainement, et toute la saisie sera détruite, une opération qui vise à dissuader d'autres trafiquants. La tendance actuelle alerte non seulement les forces de l'ordre, mais aussi les experts concernés qui soulignent les dangers potentiels d'une utilisation incontrôlée de ce type de produit chimique.







