Les incendies qui ravagent la forêt de Fontainebleau sont désormais maîtrisés, mais des investigations se poursuivent après que deux jeunes hommes de 18 ans ont été mis en examen. Ces événements tragiques ont eu lieu ce jeudi 16 juillet.
La procureure de Fontainebleau, Diane Ngomsik, a annoncé que l'un des suspects est un pompier volontaire, reconnu coupable d'avoir déclenché un incendie lundi. Initialement, il avait confessé avoir "mis le feu à des brindilles à l'aide d'un briquet et d'essence", avant de revenir sur ses déclarations le lendemain.
Le second individu, un étudiant, a admis avoir "accidentellement provoqué un incendie en jetant sa cigarette". Ce dernier incident s'est produit dans une zone classée pour sa valeur paysage, emblématique de la biodiversité protégée en tant que site Natura 2000.
Les charges retenues contre ces deux jeunes hommes incluent "destruction par incendie", bien qu'ils ne présentent pas d'antécédents judiciaires. Ils sont suspectés d'avoir causé des feux distincts dans la région, l'un à Arbonne-la-Forêt et l'autre près de la Faisanderie, à proximité de Fontainebleau.
Des interrogations persistent
En parallèle, deux autres individus ont été placés en garde à vue pour leur implication dans un incendie qui a débuté autour de l'A6, menant à la fermeture temporaire d'un tronçon autoroutier. La procureure a mentionné qu'il pourrait s'agir d'un "incendie accidentel lié à des travaux en bordure de route".
Un homme de quarante ans, quant à lui, a été interpellé après avoir tenté de stationner sur un parking près de la forêt, en forçant une rubalise. Des éléments suspects, tels que des journaux froissés et un briquet, ont été découverts dans son véhicule, selon des sources policières.
Depuis dimanche, près de 2000 hectares de ce massif forestier d'une fragilité exceptionnelle, situé à environ 60 km au sud-est de Paris et classé "réserve de biosphère" par l'UNESCO, ont été affectés par ces incendies. Le corps de secours compte actuellement près de 950 pompiers, soutenus par des équipes aériennes, qui continuent de lutter contre les brasiers. En raison de la composition tourbeuse du sol, ces efforts devront se poursuivre durant plusieurs jours pour éviter la résurgence de foyers cachés, souvent désignés sous le nom de feux zombies.







