Le septuagénaire, qui se présentait à l’audience vêtu d’une chemise blanche et portant des lunettes, a été confronté aux conséquences douloureuses de ses actes. Le 19 septembre dernier, alors qu'il quittait un parking situé au 18, avenue Beaurivage, il a percuté la victime alors qu'elle traversait la rue, tournant à gauche pour regagner sa voie. Malheureusement, la femme a été projetée violemment au sol et a subi de multiples blessures, notamment un traumatisme crânien et thoracique, entraînant son décès sur le coup, malgré les efforts d'un médecin et d'une infirmière présents sur les lieux, ainsi que des secours.
Cette femme, en pleine santé et mère de deux enfants, a causé une onde de choc au sein de sa famille. Au volant de sa Toyota Yaris, l’homme a déclaré être en état de choc et n’avoir pas vu la piétonne. Plusieurs témoins ont attesté qu’il ne circulait pas rapidement, ajoutant que la victime ne semblait pas consciente de son approche. Notons qu'aucune substance alcoolisée ou drogue n’a été détectée chez lui. Les enfants de la victime ont décidé de ne pas porter plainte, considérant le traumatisme vécu par le conducteur. En conséquence, son permis de conduire a été suspendu pour une durée de douze mois.
« Inattention aux conséquences tragiques »
Lors de l'audience, l’homme, qui n’avait jamais été en contact avec la justice auparavant, a présenté ses excuses à la famille de la victime, absente au tribunal. Il a confié : « Ma vie aussi a été chamboulée. J’ai reçu un suivi médical qui m’a permis de surmonter cette épreuve. » Le procureur, Jean-Claude Belot, a souligné que cet accident n’était pas le résultat d’une conduite dangereuse. Selon ses mots, « C’est un drame qui aurait pu toucher n’importe qui, causé par un moment d'inattention. » À l’issue des débats, il a requis une peine de cinq mois de prison avec sursis et une suspension de permis d'un an pour cet homicide involontaire.
L’avocate du prévenu a mis en avant l’idée que cette tragédie résulte d’une « inattention fatale », insistant sur le fait que son client ne correspondait pas à l’image d’un conducteur imprudent. Le tribunal a décidé de suivre les recommandations du procureur, imposant ainsi une réponse judiciaire qui espère sensibiliser à l’importance de la vigilance au volant.







