Le tribunal judiciaire de Cherbourg a prononcé une peine sévère à l'encontre d'un homme de 31 ans, le condamnant à 10 mois de prison et à plusieurs amendes pour trafic de tabac en récidive. Selon les informations de France Info, le prévenu était connu pour effectuer des allers-retours fréquents entre Cherbourg et le Luxembourg, avant de revendre ces produits illicites sur le territoire français.
Un trafic de tabac en récidive
Le lundi 15 juin 2026, ce natif de Valognes, père d'une petite fille de 3 ans et bientôt d'un deuxième enfant, a fait face à des accusations graves pour importation, transport et vente illicite de tabac. Bien que le prévenu ait choisi de garder le silence, il a été ému aux larmes lorsqu'il a évoqué ses trois jours de détention provisoire. "J'ai pris conscience de ce que j'ai fait," a-t-il reconnu, mais cette prise de conscience n'a pas convaincu la procureure. "Vous avez déjà été en garde à vue pour des faits similaires, la justice vous avait donné une chance," a-t-elle déploré, accusant l'homme de récidive.
Le ministère public a requis une peine de 14 mois d'emprisonnement, insistant sur le fait que sa marchandises, bien que légales, n'étaient pas traçables et représentaient un risque pour la santé publique. En plus de la prison, des amendes exorbitantes ont également été demandées, totalisant 29 300 euros pour recouvrer les pertes fiscales de l'État, et 58 000 euros d'amende douanière.
Des mesures de réinsertion plaide la défense
L'avocat de la défense a riposté en affirmant que le tabac était un produit légal et que les infractions relevaient davantage de la fraude que du trafic de stupéfiants. "On sait d'où il venait, du Luxembourg," a-t-il insisté, appelant à des mesures de réinsertion plutôt qu'à une peine de prison ferme. Le prévenu, qui travaille à la centrale nucléaire de Flamanville, a besoin d'une peine aménageable pour rester présent auprès de sa compagne, actuellement enceinte.
Le tribunal a finalement confirmé la peine de 10 mois, tout en laissant la porte ouverte à un aménagement sous bracelet électronique. Toutefois, il est impératif pour lui de trouver un nouvel emploi, car il ne pourra plus travailler dans cet environnement sécurisé en raison de sa situation judiciaire.







