Alors que Jérôme Barella est poursuivi pour le meurtre de la jeune Lyhanna, des révélations inquiétantes émergent concernant sa famille. En plus des accusations pesant sur le suspect principal, son père et son frère sont également impliqués dans des affaires graves de pédocriminalité.
Le commentaire de internaute se résume par la question : "C'est quoi cette famille ?" Une question légitime en réponse à la cascade d'accusations qui touche la famille Barella. Jérôme, âgé de 41 ans, est non seulement suspecté d'être l'auteur du meurtre de Lyhanna, mais il est aussi sous le coup de plusieurs procédures pour violences sexuelles sur des enfants. Des sources comme Franceinfo rapportent également des plaintes pour viols sur une mineure, révélant un schéma de violences récurrentes.
Yannick, son frère, fait face à des accusations similaires pour viols sur mineurs et sur conjoint, tandis que leur père, Joël, est impliqué dans des accusations d'agressions sexuelles sur ses petites-filles par alliance. La question se pose : comment un tel milieu familial peut-il évoluer sans conséquences visibles ?
La psychiatre Muriel Salmona, spécialisée dans les traumas liés aux violences sexuelles, évoque un phénomène déjà observé dans de nombreuses familles. "On sait qu'il y a une reproduction des violences de proches en proches et de génération en génération," dit-elle à Franceinfo. Le spectre de l'inceste plane sur cette famille, un phénomène qui apparaît souvent dans de tels contextes.
L'inceste et sa tragique normalité
Un des aspects les plus perturbants de cette affaire est la possibilité que Jérôme ait pu agresser ses propres filles. La députée LFI Gabrielle Cathala attire l’attention sur le fait que les victimes adultes peuvent réagir de manière destructrice envers elles-mêmes ou, dans le cas de certains hommes, reproduire les violences subies. "La société patriarcale et machiste invite les hommes à la violence", explique Salmona.
Dorothée Dussy, anthropologue et autrice de l'ouvrage Le Berceau des dominations – Anthropologie de l'inceste, souligne aussi que "dans 100 % des familles où un adulte viole un enfant, il existe un antécédent d'inceste dans la famille". La crainte d'un cycle de violences persistantes est donc légitime et alarmante.
La situation scandaleuse de la famille Barella nous rappelle l'urgence d'agir contre ces dynamiques familiales destructrices, où les victimes sont souvent oubliées et où les agresseurs demeurent protégés.
"C'est le dominant qui est protégé dans la famille. Et le soupçon ne porte pas sur celui qui est dénoncé mais sur la victime."
Muriel Salmona, psychiatre







