Au cœur d'une affaire judiciaire troublante, Jérôme Barella, déjà en détention pour l’enlèvement de sa fille Lyhanna, n'est pas seul dans cette spirale de violences. Son frère, Yannick, mis en examen pour des viols sur sa partenaire, et leur père, Joël, 71 ans, font également l'objet d'enquêtes pour des soupçons d'agressions sexuelles sur ses petites-filles.
Joël Barella, ancien artisan, est au centre de lourdes accusations. Ses deux belles-filles ont effectivement porté plainte contre lui. Prescyllia, qui l'a accusé d’agressions sexuelles entre ses 10 et 13 ans, avait déjà déposé une première plainte en 2013. Cette affaire a été classée sans suite en 2021 pour insuffisance de preuves. De son côté, Maeva, sa demi-sœur, a également dénoncé des comportements inappropriés en 2019. Elle a partagé, par téléphone : "Je préfère préciser, j'ai pas été violée. J'ai eu des agressions sexuelles de sa part, sur le terrain de vacances où j'étais. L'affaire a été classée sans suite pour manque de preuves." Actuellement, la justice semble vouloir rouvrir l'enquête sur cette plainte.
Des violences qui "peuvent se transmettre de génération en génération"
La mère de Prescyllia a également témoigné de la souffrance de ses filles, affirmant que leurs voix n'avaient pas été entendues dans le passé. "Les filles ont ressenti un abandon. La justice, personne n'a voulu les écouter. Prescyllia a finalement été placée en famille d'accueil. Elle se scarifiait, elle faisait des tentatives de suicide," raconte-t-elle, illustrant l'impact psychologique des violences subies.
Les experts en psychologie infèrent qu’un tel cycle de violence peut se reproduire au sein de la même famille. Théo Mouhoud, pédopsychiatre à l'hôpital Avicenne de Bobigny, souligne : "Les violences peuvent se transmettre de génération en génération, car ces comportements deviennent des normes familières que les enfants reproduisent." Cependant, la libération de la parole des victimes est vu comme un potentiel facteur de changement, permettant de briser ce cycle destructeur.







