Le 7 mai dernier, un tribunal parisien a vu défiler d'anciennes promesses non tenues lorsque Mehdi Herz, le boulanger de 35 ans désireux d'acquérir la maison renommée Baillardran, a été assigné par l'entrepreneur franco-britannique Yves Romestan. Ce dernier a porté plainte pour des impayés et abus de confiance suite à l'incapacité de Herz à respecter ses engagements financiers.
Mehdi Herz, président du Groupe Herz France, a récemment plongé dans la tourmente. Dans un rapport exclusif de Sud Ouest, il est révélé qu'il avait signé un protocole d'acquisition pour la célèbre société de canelés au mois de mars, alors qu'il était déjà sous le coup d'une interdiction de gestion émanant du tribunal des affaires économiques de Versailles.
Les mésaventures de Herz ne s'arrêtent pas là. Lors de l'audience, il est évident que les jugements des tribunaux précédents ne lui font pas honneur et annoncent un avenir incertain. "Je l’ai aidé à rédiger le document d’acquisition pour Baillardran", déclare Yves Romestan, qui a mis à profit son expertise dans le cadre de cette transaction. Malgré ses efforts, Herz a disparu sans régler la facture de 5 000 euros, laissant Romestan perplexe.
Une quête d'équité pour les créanciers
De nombreux anciens partenaires commerciaux et salariés, échaudés par l'expérience, commencent à témoigner de leurs interactions avec Mehdi Herz. "Il est important que les gens sachent à qui ils ont affaire," exprime Marion Lerrelu, directrice administrative de YRSA Communications, qui fait également partie des plaignants. L’énoncé de sa plainte pointe des manquements similaires, avec une facture de 12 000 euros en souffrance.
"Plus qu'une simple histoire de finances, c'est une question d'éthique", poursuit Romestan, qui ne souhaite plus voir d'autres victimes.
Participante à cette saga, Sandrine Cherrier, ancienne vendeuse, raconte son expérience des impayés : "La peur de perdre plus d'argent que l’on en récupère m'a poussé à abandonner mes créances". Un sentiment partagé par de nombreux acteurs du secteur.
Absente lors de sa convocation au tribunal, la présence de Mehdi Herz soulève des interrogations. Aucune représentation ne l'a accompagné, et le tribunal a décidé de reporter les audiences au 4 juin prochain. La situation pourrait susciter de nouvelles révélations, éclairant davantage cette affaire épineuse.
La voix de Romestan et celle de ses compatriotes continuera d'alerter sur le danger de négociations peu scrupuleuses. Les autorités judiciaires ne devraient pas tarder à rendre leur verdict, et il ne fait aucun doute que l'affaire Baillardran est encore loin d'avoir livré tous ses secrets.







