Un collégien de 14 ans est au cœur d'une affaire de fausses alertes à la bombe qui a touché plusieurs établissements du Pays Basque. Au cours de la semaine du 20 au 27 avril, le lycée Cantau d'Anglet a été la cible de plusieurs alertes qui ont entraîné des évacuations. Les vérifications ont révélé l'absence de menace, mais les investigations ont vite pris de l'ampleur.
Une enquête qui se précise
Les forces de l'ordre, alertées par la répétition des signalements, ont ouvert une enquête menée par la police judiciaire de Bayonne. Un travail minutieux sur les données des téléphones a permis d'identifier un jeune élève de 12 ans résidant en Bretagne, qui aurait été influencé par le collégien mis en cause, scolarisé au lycée Cantau, selon les déclarations de la police des Pyrénées-Atlantiques.
Ce dernier a été interpellé et placé en garde à vue, face à des accusations de fausses alertes et de menaces à l'encontre de son établissement. À son domicile, les enquêteurs ont saisi un smartphone et des disques durs, dont l'analyse est en cours. D'après les informations rapportées par France 3 Bayonne, les motivations de ce geste semblent liées à une volonté de faire fermer son école.
Des conséquences loin d’être anodines
Les premiers éléments de l'enquête indiquent que l'élève visait à provoquer la fermeture de son collège. La garde à vue a été prolongée pour éclaircir son rôle et ses motivations. Les autorités rappellent que ces alertes sont souvent minimisées, alors qu'elles mobilisent inutilement les services de secours et peuvent avoir des répercussions graves. "Nous ne devons pas oublier que ces actes, souvent perçus comme des blagues, créent un véritable état d'alerte et peuvent engendrer des conséquences néfastes", souligne la police nationale.







