La saga judiciaire entourant l'ancienne ministre de la Culture, proche de Nicolas Sarkozy, prend un tournant décisif avec les perquisitions menées au siège d'Engie, l'ex-GDF Suez, le 16 avril dernier. Rachida Dati est suspectée d'avoir reçu des paiements importants pour défendre les intérêts de l'industrie gazière au sein du Parlement européen.
Les autorités cherchent à établir si Dati a, par le biais d'un cabinet d'avocats, touché près de 300 000 euros de la part de GDF Suez pour son intervention. Selon des informations diffusées par Complément d’Enquête, les perquisitions du siège de l'entreprise ont pour but de collecter des preuves sur ces allégations.
Des accusations lourdes
Dati est accusée de corruption active et passive, de trafic d’influence, d'abus de biens sociaux, et de détournements de fonds publics. Ces accusations s'inscrivent dans le cadre d'une enquête judiciaire ouverte en octobre 2025, suite à des révélations du Nouvel Obs et d'autres médias qui ont mis en lumière des transactions douteuses remontant à 2010-2011.
Une enquête interne d'Engie a confirmé que des paiements au cabinet d'avocats étaient bien vérifiables. Malgré les perquisitions menées fin décembre au ministère de la Culture, à la mairie du 7e arrondissement et à ses différents domiciles, Dati a toujours fermement démenti les accusations pesant sur elle.
Retour sur les révélations
Les rapports de juin 2025 avaient déjà soulevé la polémique, démontrant que près de 300 000 euros auraient été versés à Dati, révélant ainsi la nature troublante de ses liens avec le géant de l'énergie. Les observateurs, dont certains experts en politique, s'interrogent désormais sur les implications de ces allégations et leur impact sur la carrière de l’ex-ministre.
Pour l'heure, la situation semble délicate pour Rachida Dati, qui navigue dans un marasme judiciaire dont les conséquences pourraient s'étendre bien au-delà de sa carrière personnelle.







