Tensions au procès de l'attentat de Strasbourg : les mots d'Audrey Mondjehi résonnent

Alors que le verdict approche, Audrey Mondjehi s'exprime avec émotion devant la cour.
Tensions au procès de l'attentat de Strasbourg : les mots d'Audrey Mondjehi résonnent
Procès en appel d'Audrey Mondjehi, l'un des protagonistes de l'attentat de Strasbourg en 2018 © Maxppp - Vincent Voegtlin

L'attente du verdict dans le procès en appel d'Audrey Mondjehi, figure centrale de l'attentat au marché de Noël à Strasbourg en 2018, touche à sa fin. Jugé depuis près de quatre semaines à la cour d'assises de Paris, l'accusé a entendu l'avocat général requérir une peine de 30 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs et complicité d'assassinat terroriste.

Avant que la cour ne se retire pour délibérer, Mondjehi a eu l'occasion de s'exprimer une dernière fois. D'une voix grave et solennelle, il a déclaré : "Messieurs, mesdames les jurés, j'ai confiance en votre justice. Ma vie est entre vos mains". Il a alors exprimé son désir de se défendre, affirmant : "Je ne suis pas un dégénéré, je n'ai aucune haine envers quiconque." Mondjehi s'est décrit comme un homme ayant des valeurs et une affection pour l'humanité, même s'il a reconnu sa responsabilité dans les événements tragiques qui se sont déroulés.

Reconnaissant les erreurs de son passé, il a ajouté : "Si je n’avais pas aidé ce terroriste, l'attentat au marché de Noël n'aurait sans doute pas eu lieu.", tout en maintenant son innocence quant à sa connaissance des intentions de Chérif Chekatt, qu'il a qualifié de "monstre". "Je ne savais pas qu’il projetait un attentat", a-t-il insisté, exprimant son incompréhension face à une telle tragédie, avec la conviction que "personne n’a le droit de mourir ainsi".

Mondjehi a conclu avec une profonde émotion : "Chaque jour, je porterai ce fardeau. Je suis désolé pour les victimes, même si cela ne changera rien pour elles." Il a reconnu la complexité des émotions en jeu, remerciant ceux qui, parmi les victimes, ont fait preuve d'humanité lors des audiences. Sa défense a mis en lumière le choc et la culpabilité d'un homme tiraillé entre son passé et sa désir de rédemption.

Finalement, il a affirmé : "Je dois être condamné à la hauteur de ce que j’ai fait". Mondjehi a exprimé son attachement à Strasbourg, le décrivant comme son pays d'accueil. Sa déclaration se termine avec des mots patriotiques, témoignant de son désir de voir les valeurs de la République triompher sur la terreur : "Vive la France, vive la République, ma vie est dans vos mains, soyez juste, merci."

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