Dans son ouvrage « Derrière les arbres », publié le 15 avril, le journaliste Frédéric Pommier se livre à un récit autobiographique dans lequel il partage les viols qu'il a subis pendant son enfance.
Bien qu'il ne nomme pas ses agresseurs, Le Parisien suggère que l'un d'eux pourrait être Joaquim Pueyo, ancien député-maire socialiste d'Alençon, accusé d'agresse à la fin des années 1970.
Fin de carrière politique
Pueyo a été entendu par les enquêteurs le 27 janvier et a fermement nié les accusations, comme l'a rapporté Pommier lors de son interview sur France Inter. Une confrontation de trois heures a suivi, mais l'ancien élu a maintenu sa position. Pommier décrit le traumatisme qu'il a vécu à l'âge de sept ans, lors de vacances chez des proches. Moins d'une semaine après cette confrontation, Pueyo a annoncé son retrait de la vie politique, mettant fin à sa carrière débutée en 1983.
Briser l'emprise
Le défenseur de Pueyo a qualifié les accusations de « fausses » et de « non fondées », évoquant des incohérences dans le récit de Pommier. Selon son avocat, les faits étant prescrits, cela empêche Pueyo de prouver son innocence.
Pommier, quant à lui, justifie son choix de ne pas nommer l'ancien élu par la volonté de « briser l'emprise » que cet individu avait sur lui, déclarant : « Dire son nom, ce serait un peu comme me jeter de nouveau dans ses griffes. »
Cette affaire est un rappel déchirant des nombreuses victimes de violences sexuelles en France, estimées à 160 000 chaque année, chaque témoignage contribuant à briser le silence et à sensibiliser sur la gravité de la situation.







