Ce vendredi, le prix du pétrole se stabilise après une hausse marquée de 10 % la veille, le baril de Brent s'établissant autour de 100 dollars. En Asie, les Bourses ont connu un léger repli, en raison du climat de tension persistent sur le marché pétrolier.
Le cours du West Texas Intermediate (WTI) a enregistré une légère baisse de 0,09 % pour atteindre 95,65 dollars après une hausse initiale, tandis que le Brent gagnait 0,31 % à 100,77 dollars, ayant franchi le seuil des 100 dollars pour la première fois depuis août 2022.
Pour soulager la pression sur l'offre, le gouvernement américain a décidé, au cours de la nuit dernière, d'autoriser temporairement la vente de pétrole russe stocké sur des navires. Cependant, l'agence internationale de l'énergie (AIE) a également proposé de prélever de ses réserves stratégiques un montant sans précédent de 400 millions de barils, ce qui n’a pas suffi à apaiser les marchés.
Volatilité persistante sur le marché
Afin de répondre à la crise, les États-Unis ont prévu de libérer progressivement 172 millions de barils sur une période de 120 jours. Selon les experts d’ING, cette libération, bien qu'ample, reste largement en deçà des pertes liées à la guerre, qui s'élèveraient à 10 millions de barils par jour.
Depuis le début du conflit, le détroit d'Ormuz, passage crucial pour 20 % du pétrole mondial, est presque totalement paralysé. « Le maintien des prix élevés est inévitable tant que les tensions perdurent », indique BMI, un cabinet de conseil en économie.
"La prolongation du conflit pourrait entraîner des hausses supplémentaires, et la situation reste incertaine," ajoutent les analystes.
Aujourd'hui, le président américain semble prioriser les enjeux géopolitiques, affirmant que l'essentiel est de « contenir l'Iran » et de prévenir toute menace nucléaire, reléguant les préoccupations économiques au second plan.
Conséquences sur l'économie mondiale
Confrontées à l'absence de répit sur le marché des hydrocarbures, les Bourses asiatiques ont terminé la journée dans le rouge. À Tokyo, l'indice Nikkei a chuté de 1,16 %, suivi par d'autres indices majeurs comme le Kospi à Séoul, qui a perdu 1,72 %.
Chris Weston, analyste chez Pepperstone, précise : "Le marché semble réviser à la hausse ses anticipations sur la durée de la crise dans le détroit d'Ormuz, ce qui pourrait aggraver les effets sur l'inflation et, à terme, sur la consommation."
"Cette situation pourrait également nuire aux bénéfices des entreprises," conclut-il.
En effet, la volatilité des cours de l'énergie persiste, contribuant à un climat d'inquiétude sur les marchés financiers. Sur le marché des changes, le dollar s'est stabilisé à 159,35 yens, tandis que les prix de l'or ont légèrement baissé.







