La guerre au Moyen-Orient a causé l'annulation massive de 19 000 vols en seulement quatre jours, un choc pour de nombreux voyageurs. Alors que quelques avions commerciaux ont recommencé à voler, le Qatar a signalé avoir déjoué des tentatives d'attaques sur son aéroport, soulignant la dangerosité ambiante. Les autorités et les compagnies aériennes s’affairent pour organiser le rapatriement de leurs ressortissants bloqués dans la région.
Selon des données fournies par Cirium, près de 55 % des mouvements aériens ont été annulés entre samedi et mardi, représentant un chiffre alarmant au vu des presque 900 000 sièges disponibles par jour dans cette zone. Deux millions de passagers pourraient déjà être touchés par ces perturbations. À Dubaï, le taux d'annulation des vols a atteint des sommets de 80 %, impactant ainsi l'un des aéroports les plus fréquentés au monde.
Bien qu'une reprise s'annonce "limitée", quelques vols ont effectivement décollé. D'autres nations, comme la Jordanie, continuent d'opérer des liaisons mais évitent les espaces aériens sensibles.
Rapatriements en cours et préparés
Divers gouvernements ont déjà engagé des mesures pour organiser des évacuations. Le premier vol de rapatriement français, promis par Emmanuel Macron, a atterri à Roissy en provenance d'Oman. Le Royaume-Uni a affrété un vol depuis Mascate, et les États-Unis rapportent que près de 9 000 de leurs ressortissants ont quitté la région. Des vols charters sont également mis en place depuis d'autres pays pour soutenir les abandonnés de ces événements tragiques.
Les compagnies aériennes indiennes, y compris IndiGo et Air India Express, ont annoncé des vols supplémentaires pour ramener leurs voyageurs, et la Russie a même déployé un avion-cargo pour évacuer ses citoyens d'Iran.
Suspensions de vols prolongées
Dans ce climat d'incertitude, de nombreuses compagnies extérieures au Moyen-Orient, comme Air France et British Airways, ont prolongé la suspension de leurs liaisons vers les destinations concernées jusqu'à au moins la fin de la semaine. Cela inclut les liaisons avec Dubaï, d'où les opérations restent limitées.
La situation demeure préoccupante et sujette à évolution, alors que le monde observe de près comment les événements vont se déployer dans cette partie fragile du globe.







