Dans une déclaration faite dimanche sur France Info, Maud Bregeon a exprimé son incompréhension face aux remarques de Patrick Martin concernant le budget : "La fiscalité est stable pour 99,9 % des entreprises, alors que des promesses ont été effectivement mises en lumière par le patronat." En réponse aux inquiétudes sur des augmentations potentielles, elle a affirmé : "La CVAE n'augmentera pas. Le coût du travail demeurera inchangé par rapport à 2025."
"Je m'adresse aux TPE, PME, ETI, commerçants et entrepreneurs : vos impôts n'augmenteront pas cette année."
Bien que la ministre ait insisté sur cette stabilité, certaines hausses d'impôts par rapport à la version initiale du budget ont été évoquées. En effet, la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises devrait désormais rapporter 7,3 milliards d'euros en 2026, contre 4 milliards prévus initialement.
Les experts s'interrogent sur l'impact de ces choix fiscaux sur la compétitivité des entreprises françaises, déjà considérées comme parmi les plus taxées au monde. Dans un entretien accordé au Parisien, Patrick Martin a souligné : "Les prélèvements fiscaux vont bien augmenter de quelques milliards alors que nos entreprises souffrent déjà d'un cadre fiscal très lourd." Il a également pointé du doigt la surtaxe sur les sociétés, qui touchera 300 000 entreprises. "Ceci n'est pas sans conséquence sur notre compétitivité", a-t-il ajouté.
En réponse, Maud Bregeon a rappelé : "Ce budget ne représente pas un matraquage fiscal pour les entreprises, cette assertion est infondée." Des voix au sein du gouvernement, comme celle de la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, ont défendu cette approche en affirmant que 99 % des entreprises ne subiront aucun changement fiscal d'ici 2026.







