La journaliste Sonia Mabrouk a pris la décision de quitter CNews, un choix annoncé le 6 février, après la controversée décision de maintenir Jean-Marc Morandini à l’antenne, malgré ses condamnations définitives concernant la corruption de mineurs.
Dans une interview accordée à Ouest-France, le directeur général délégué à l’information du groupe RMC BFM, Jean-Philippe Baille, a exprimé son avis sur la situation. « Cette décision ne m’appartient pas. J’ai beaucoup de respect pour ma direction, ma hiérarchie, mais en aucun cas, cela ne doit être interprété comme une caution », avait déclaré Mabrouk sur CNews, se prononçant contre cette décision sur le maintien de Morandini.
La tension entre la journaliste et sa direction est devenue palpable, conduisant Mabrouk à présenter sa démission qu'elle a confirmée auprès de l'AFP. Ce départ soulève des interrogations sur son futur professionnel.
Une grande intervieweuse
Interrogé sur l'éventualité de voir Mabrouk rejoindre BFMTV, Jean-Philippe Baille a répondu : « C’est une excellente journaliste, une grande intervieweuse, qui a montré du courage. Même si les choses ne se sont pas concrétisées l’année dernière, nous ne fermons aucune porte pour elle, comme pour d’autres journalistes », a-t-il affirmé. Cette déclaration laisse entendre que des discussions ont été précédemment envisagées.
Face à la réaction du public et aux critiques, la direction de CNews se retrouve à un tournant délicat. Les voies de Mabrouk pour l’avenir restent donc ouvertes.
Léa Salamé : un regret
Parlant d'autres journalistes, Baille a exprimé un sentiment de regret concernant Léa Salamé, qui a choisi le JT de 20 heures de France 2. « Bien sûr que c’est un regret. Est-ce qu’on se priverait de la possibilité de recruter un talent ? Non », a-t-il conclu, soulignant la compétition acharnée pour attirer et retenir des talents de la télévision française.







