Des affrontements violents ont éclaté en Iran le 1er janvier, faisant au moins six morts, dont un policier, dans l'une des plus grandes vagues de manifestations depuis trois ans, déclenchées par une inflation record dépassant 40 %. Les émeutes, qui ont débuté à Téhéran le 28 décembre, se sont rapidement répandues dans plusieurs villes, dont Lordegan et Kuhdasht, ainsi que sur des campus universitaires.
La situation est devenue critique lorsque des groupes de protestataires, furieux face à la montée des prix, se sont heurtés aux forces de l’ordre. Selon des sources telles que l'agence de presse iranienne Fars, des échanges de tirs ont eu lieu à Lordegan, où les forces de sécurité auraient ouvert le feu sur des manifestants, causant de nombreuses blessures et des pertes humaines. Le groupe de défense des droits humains Hengaw, basé en Norvège, confirme ces détails, mais souligne que l'exactitude des informations reste difficile à vérifier de manière indépendante.
D’autres incidents violents ont été signalés à Kuhdasht, où un membre des Gardiens de la Révolution a été tué. Ce climat de violence souligne une escalade alarmante des tensions sociopolitiques dans le pays. Les experts craignent que l'inaction du gouvernement ne fasse qu'aggraver la situation. L’économiste iranien Dr. Amir Hossein, interrogé par France 24, a déclaré : « L’inflation est le résultat de politiques économiques inefficaces. Ce mécontentement pourrait mener à une crise politique plus large si des mesures ne sont pas prises rapidement. »
Les manifestations sont également alimentées par la dépréciation dramatique du rial, la monnaie nationale, qui a perdu près de la moitié de sa valeur en l'espace d'un an en raison des sanctions occidentales. De récents rapports indiquent qu'un dollar s'échange maintenant contre plus de 1 400 000 rials.
Le gouvernement iranien a promis d'engager le dialogue avec les manifestants, mais les signes d'apaisement restent rares. Ce cycle de manifestations rappelle les événements de 2022, lorsque des mouvements similaires avaient vu le jour, exacerbés par la hausse des prix de produits essentiels tels que le pain. Les jeunes générations, en particulier, se sentent de plus en plus marginalisées, ce qui contribue à la montée de la colère populaire. Un habitant de Téhéran, qui a souhaité garder l'anonymat, a déclaré : « Nous sommes fatigués de cette vie insupportable. Nous voulons un changement. »
En somme, la situation en Iran est devenue volatile avec la combinaison d'une économie chancelante et d'un mécontentement populaire croissant. Alors que les manifestations se poursuivent, le monde observe attentivement l'évolution de la situation, dans l'attente de réformes économiques et sociales tangibles.







