Lors de sa première réunion en tant que président de la Réserve fédérale américaine, Kevin Warsh a confirmé le maintien des taux d'intérêt, tout en laissant entrevoir une fermeté face à l'inflation. Les marchés estiment qu'il est prêt à relever les taux, à l'opposé de l'espoir de Donald Trump lors de sa nomination.
Réagissant depuis Versailles, où il a signé un accord avec l'Iran, Trump a sobrement déclaré : "C'est OK, peu importe". Toutefois, Warsh a indiqué qu'il ne laisserait pas l'inflation s'emballer, en contraste avec les attentes de Trump. "Je me laisse guider par ce qu'il veut", a reconnu Trump, faisant allusion à la confiance qu'il place en Warsh, après des mois de critiques envers son prédécesseur, Jerome Powell.
"L'inflation dépasse largement l'objectif de 2% fixé de longue date par la Fed. La hausse persistante des prix impacte lourdement les Américains", a déclaré Warsh.
Warsh a sans équivoque réitéré que la Réserve fédérale s'engageait à restaurer la stabilité des prix, notamment en raison de l'explosion des prix de l'énergie due à des conflits au Moyen-Orient. Selon l'économiste Diane Swonk de KPMG, "la Fed est clairement prête à mettre en place des hausses de taux, avec la stabilité des prix comme priorité".
Baisse prévue des taux à long terme
La réaction des marchés financiers a été rapide, préparant le terrain pour de possibles augmentations à venir. La Bourse de New York a enregistré une chute notable après ces annonces. Les bons du Trésor à deux ans ont connu une forte augmentation, tandis que ceux à 30 ans ont légèrement reculé, témoignant de la confiance des investisseurs envers la capacité de la Fed à maîtriser l'inflation.
Pour aller plus loin : Un fonds d'aide de 300 milliards de dollars et des compensations financières significatives à l'Iran sont à l'étude pour conclure un accord, comme l'a souligné Trump récemment.







