La transformation digitale des modes de paiement dans le métro parisien continue. Après l'abandon du ticket en carton au profit des pass Navigo, il sera bientôt possible de régler son trajet directement avec une carte bancaire. Cette méthode, appelée "open payment", est déjà en place dans de nombreux réseaux européens et a été introduite dans les bus parisiens en novembre dernier. Elle sera enfin déployée en Île-de-France.
"Nous allons introduire la carte bancaire comme option de paiement, car c'est devenu un standard dans d'autres grandes villes", a déclaré Valérie Pécresse, présidente d'Île-de-France Mobilités (IDFM).
Ce service sera particulièrement attrayant pour les touristes et les usagers occasionnels, qui représentent une part importante des 500.000 passagers quotidiens sur le réseau. La ligne 1, qui attire de nombreux visiteurs, sera la première concernée à partir de 2027, suivie des lignes 4, 14, 15 et 18, et d'autres lignes d'ici 2030, selon les informations d'IDFM.
Un déploiement escompté d'ici 2030
Selon un rapport de l'autorité organisatrice des transports, cette solution facilite la circulation des usagers occasionnels, qui désire souvent acheter des tickets à l'unité à leur arrivée. Statistiques montrent que 48 % des touristes achètent leurs titres dans des distributeurs et 37 % aux guichets, prouvant un besoin urgent de simples solutions d'achat.
Le projet nécessite l'installation de nouvelles bornes de validation, un investissement d'environ 140 millions d'euros. L'échéance de ce chantier se décline ainsi :
- 30 juin 2026 : installation à l’Aéroport d’Orly (ligne 14);
- 8 juillet 2026 : début des validations par carte au funiculaire de Montmartre;
- Juillet 2027 : première mise en service sur la ligne 1;
- Fin 2027 : déploiement sur les lignes 4, 14, 15 et 18;
- Fin 2028 : ajout des lignes 7 et 12;
- Horizon 2030 : couverture totale du réseau.
Un coût additionnel pour les usagers
Concernant le tarif, une majoration de 80 centimes par trajet sera appliquée pour ce nouveau mode de paiement, pour un prix total de 3,35 euros. Les trajets vers les aéroports prévoient également un surcoût similaire, totalisant 14,80 euros.
Bien que ce choix puisse surprendre, il a été justifié par IDFM pour ne pas impacter les finances publiques : "Nous avions besoin de 45 millions d’euros en recettes supplémentaires", explique Valérie Pécresse.
Il est important de noter que ce service ne comprendra pas les correspondances, mais permettra de payer jusqu'à cinq trajets différents en une seule transaction avec la même carte bancaire.







