Industriels, élus, distributeurs et ONG se retrouveront mardi matin pour examiner les modalités de mise en œuvre du plan plastique du gouvernement, avec un accent particulier sur la mesure la plus débattue : la consigne pour le recyclage des bouteilles en plastique.
Le ministère de la Transition écologique a précisé que l'objectif est de réunir toutes les parties autour de la table pour discuter des 12 leviers identifiés pour améliorer la collecte et le recyclage des emballages plastiques. Ces mesures visent non seulement le recyclage, mais aussi la sobriété et le réemploi, a indiqué un représentant du ministère.
Concernant la consigne, il a été souligné qu'elle nécessitera des discussions plus approfondies, compte tenu de sa sensibilité. Bien que cette mesure ait rencontré des réticences de la part de certaines collectivités, le gouvernement la présente comme une solution pour rattraper le retard de la France en matière de recyclage.
Actuellement, le pays ne recycle que 26 % de ses plastiques, loin des 55 % visés d'ici 2030. En ce qui concerne les bouteilles, le taux de recyclage s'élève à environ 57 %, alors qu'il est attendu d'atteindre 90 % d'ici 2029, souligne le cabinet du ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre.
Au cours de cette réunion, le ministre cherchera à faire avancer les douze leviers, insistant sur une mise en œuvre opérationnelle de la consigne au 1er janvier 2029, malgré les objections des collectivités qui questionnent son efficacité.
M. Lefèvre a récemment déclaré : "Nous ne pouvons continuer à payer 1,5 milliard d'euros à l'Union européenne en raison du non-respect de nos objectifs." Pour apaiser les préoccupations des collectivités, il envisage une augmentation du soutien financier aux communes les plus performantes en matière de gestion des déchets.
Jusqu'à présent, la revente de plastique trié, comme les bouteilles ou les barquettes, a permis aux collectivités de financer partiellement leurs opérations de collecte et de traitement des déchets. Les experts s'accordent à dire qu'une stratégie réfléchie est essentielle pour associer toutes les parties prenantes et améliorer la politique de recyclage en France.







