Le campus de Glion à Montreux, avec sa vue spectaculaire, rappelle davantage un palace prestigieux qu'une simple école. Réputé pour son approche exclusive et ses frais de scolarité pouvant atteindre 130.000 euros pour trois années, cet établissement incarne l'élitisme du luxe, affirme un reportage de Le Point.
Glion vient de lancer le concours "The Next Luxury Business Leader", en collaboration avec le Four Seasons Hotel George V à Paris. Destiné aux étudiants et jeunes diplômés, cet événement vise à identifier les futurs pionniers de l’hôtellerie et du luxe haut de gamme.
Ces écoles emblématiques jouent un rôle crucial en formant des leaders capables d'évoluer dans divers secteurs, allant de l’horlogerie à la banque privée. Selon la sociologue Anne-Sophie Delval, les écoles suisses figurent parmi les meilleures au monde dans l’enseignement de l’hospitalité.
Glion et Les Roches sont des exemples de ce que l'internationalisation peut apporter. Ces écoles, créées dans les années 50 et 60, mettent l'accent sur un corps étudiant international et enseignent en anglais. Leur mission dépasse la simple formation hôtelière. Elles préparent des professionnels dotés d’une bonne compréhension des attentes des clientèles exigeantes, intégrant des cours de psychologie, de stratégie et de méditation.
Benoît-Étienne Domenget, un ancien directeur de Glion, a récemment déclaré que "le savoir-être est aussi important que le savoir-faire" dans l’hôtellerie de luxe. Un sentiment partagé par Philippe Vignon, actuel directeur général de Glion, qui estime que l'avenir du luxe repose sur des expériences humaines et personnalisées.
Avec une insertion professionnelle impressionnante de 98 % pour ses diplômés avant même la fin de leurs études, Glion démontre que l’investissement élevé en vaut la peine. Ces écoles continuent d'attirer des étudiants en leur promettant des carrières sûres et prestigieuses au sein de grands groupes comme LVMH ou Richemont.
Malgré la réputation élitiste de ces établissements, leur impact sur le marché du travail et leur influence sur la manière dont le luxe est consommé et produit restent indéniables. L’avenir du luxe pourrait se dessiner autour de ces futures élites qui, tout comme des sorciers dans leur école, se préparent à sculpturer l'horizon du secteur.







