Selon une étude récemment dévoilée par Capgemini, le nombre de millionnaires dans le monde a enregistré une hausse de 7,9 % en 2025, atteignant 25,3 millions de personnes. Cette progression est largement attribuée à des secteurs en plein essor, notamment l’armement, le transport et l’intelligence artificielle, favorisés par des conflits et des enjeux globaux persistants.
La spéculation autour de l'intelligence artificielle et l'exploitation des crises, qu'elles soient climatiques ou militaires, ont permis à cette élite économique de voir sa richesse atteindre un nouveau record. En effet, le patrimoine global des millionnaires s'est accru de 8,7 % pour atteindre 98 300 milliards de dollars, soit environ 84 606 milliards d'euros. C'est la plus forte augmentation annuelle depuis 2018, alerte L'Humanité.
Portés par les hausses liées à l’intelligence artificielle
Capgemini souligne que la croissance des marchés d’actions, en grande partie propulsée par les avancées en IA, a été le moteur principal de la création de richesse dans cinq des six régions analysées. Les données révèlent une flambée de 9,4 % du nombre de millionnaires en Asie-Pacifique, avec la Chine et le Japon en tête, grâce à la production de semi-conducteurs.
En Amérique du Nord, une hausse de 9,1 % a été constatée, avec 736 000 nouveaux millionnaires aux États-Unis. Par contraste, l'Europe a connu une augmentation de 6,5 %, notamment grâce à des pays comme le Luxembourg et l'Allemagne, où la croissance respectivement atteint 13,5 % et 11,1 %. En revanche, le Moyen-Orient affiche une légère baisse de 1,4 % due à l'instabilité des marchés énergétiques, exacerbée par les conflits régionaux.
Les riches états-uniens, selon l’étude, ont particulièrement bénéficié des politiques économiques mises en œuvre durant l’ère de Donald Trump, telles que la baisse des taux d'intérêt de la Fed et des investissements conséquents dans l'IA. Les indices boursiers de Wall Street ont ainsi connu une hausse significative, allant de 13 à 20 %.
La richesse des ultra-riches, définie comme ceux disposant d’au moins 30 millions de dollars, a également augmenté de 9,4 %, atteignant environ 250 000 individus. Cette dynamique soulève des interrogations sur les inégalités croissantes, Capgemini notant que 1 % des plus riches détient 34,8 % de la richesse mondiale.
En analysant ces tendances, il est nécessaire de garder à l’esprit que cette étude, bien que révélatrice, provient d'une entreprise engagée dans le processus libéral, ce qui peut en affecter les conclusions. La question demeure : jusqu’où ces crises économiques et géopolitiques continueront-elles à façonner la fortune des plus privilégiés ?







