Donald Trump a déclaré mercredi qu'un accord de paix avec l'Iran était "très possible", entraînant une chute des prix du pétrole et une hausse significative des marchés boursiers, tout en réitérant la menace d'une intensification des bombardements en cas d'échec des négociations.
Le président américain a affirmé lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche que des discussions prometteuses avaient eu lieu récemment, laissant entrevoir un potentiel accord. "Nous avons eu de très bonnes discussions, et il est possible que nous aboutissions à un accord" a-t-il précisé.
Il a également tweeté sur son réseau social Truth Social, déclarant qu'une opération militaire récente, surnommée '+Fureur épique+', serait annulée si l'Iran acceptait les conditions poseés. En revanche, il a mis en garde : "Si les Iraniens ne répondent pas favorablement, les attaques recommenceront, et bien plus intensément".
De son côté, le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a accusé Washington de chercher à forcer une "reddition" de Téhéran par une stratégie visant à miner l'unité nationale. Cependant, l'Iran reste ouvert à l'idée de négociations, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, indiquant que le pays "étudie toujours la proposition américaine".
Sur le plan économique, les marchés ont réagi positivement, Wall Street enregistrant des gains importants grâce à un sentiment d'optimisme. Le cours du baril de Brent a chuté de près de 8%, passant à 101,27 dollars, une baisse significative par rapport au récent sommet de 126 dollars.
Dans cette dynamique, Trump avait précédemment annoncé la suspension d'une opération militaire dans le Golfe, permettant ainsi à des centaines de navires de traverser le détroit d'Ormuz. Ce passage, crucial pour le commerce mondial des hydrocarbures, a été verrouillé par Téhéran depuis le début des hostilités, qui ont causé de lourdes pertes humaines.
Par ailleurs, le Pentagone a signalé qu'un pétrolier iranien, qui tentait de forcer le blocus, avait été neutralisé. En réponse à cette escalade, le porte-avions Charles-De-Gaulle sera déployé dans la région pour garantir la sécurité dans le Golfe.
À l'ONU, les États-Unis et certains pays du Golfe ont préparé une résolution demandant à l'Iran de mettre fin à ses attaques et de révéler l'emplacement de ses mines maritimes, avec un vote à venir.
Emporté par l'actualité, le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a exprimé un certain optimisme quant à une issue pacifique aux négociations. Toutefois, du côté iranien, la fatigue et le désespoir face aux pressions extérieures se font ressentir. Azadeh, une traductrice de 43 ans, a témoigné d'un climat de détresse psychologique au sein de la population iranienne.
Israël, quant à lui, se prépare à tous les scénarios, selon les déclarations de son Premier ministre, Benjamin Netanyahu. En même temps, des tensions persistent au Liban, où des attaques israéliennes récentes ont coûté la vie à plusieurs personnes, malgré les appels à un cessez-le-feu.







