Les États-Unis, accompagnés du Pakistan en tant que médiateur, expriment leur optimisme concernant une possible reprise des négociations avec l'Iran. Ces pourparlers visent à établir une paix durable au Moyen-Orient, région en proie à des tensions persistantes.
Ce regain d'espoir a été bien reçu par les marchés financiers, qui ont affiché une progression de plus de 2% au sein des Bourses européennes, tandis que le prix du pétrole a chuté sous la barre des 100 dollars.
La domination de l'Iran sur le détroit d'Ormuz, un passage crucial pour le transport des hydrocarbures, avait entraîné une flambée des prix du pétrole ces dernières semaines. Mercredi, le baril de Brent a perdu plus de 9%, se chiffrant à 99,64 dollars, après avoir atteint 126 dollars récemment.
Depuis le 28 février, l'Iran a renforcé son contrôle sur cette voie stratégique suite à un conflit déclenché par les États-Unis et Israël, entraînant de nombreuses pertes humaines, en particulier en Iran et au Liban. Et malgré un cessez-le-feu instauré le 8 avril, le blocus des ports iraniens par Washington continue, renforcé par des opérations telles que le Project Freedom.
Le président américain a annoncé sur son réseau social que le projet pourrait être suspendu, espérant voir une conclusion rapide des négociations avec les dirigeants iraniens. Cette décision fait suite à une demande du Pakistan, tout en conservant les mesures de blocus en place.
Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a exprimé sa confiance en la capacité de ces discussions à aboutir à une paix significative. Selon l'analyste Ali Vaez de l'International Crisis Group, la fin des actions militaires ouvertes représente un tournant vers des négociations effectives.
Pour sa part, la Maison Blanche, comme le rapporte le site Axios, serait sur le point de finaliser un protocole d'accord destiné à mettre fin au conflit et à jeter les bases de discussions nucléaires plus complètes.
En parallèle, l'Iran a dépêché son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, en Chine pour évoquer ces négociations. Lors de cette visite, il a discuté des droits de la République islamique et des intérêts pétroliers de son pays, un sujet sensible dans les discussions avec les États-Unis.
Le ministre chinois, Wang Yi, a appelé à une cessation immédiate des hostilités et à une réouverture rapide du détroit d'Ormuz, affirmant également le droit de l'Iran à développer son programme nucléaire civil, un point de friction dans les pourparlers avec les États-Unis.
Alors que l'Iran continue de nier toute intention de développer des armes nucléaires, des tensions persistantes demeurent, alimentées par un conflit prolongé entre Israël et le Hezbollah libanais, marqué par des frappes israéliennes récentes malgré un cessez-le-feu.
Face à cette complexité, de nombreux Iraniens expriment leur lassitude vis-à-vis du statu quo, comme en témoigne Azadeh, une traductrice de 43 ans, qui a partagé son sentiment de découragement et de pression psychologique face à cette situation instable.







