Bruno Lafont, l'ancien PDG de Lafarge, et quatre autres membres de la direction ont interjeté appel de leur condamnation pour financement du terrorisme, a rapporté l'AFP. Le tribunal correctionnel de Paris les a reconnus coupables le 13 avril dernier d’avoir transféré près de 5,6 millions d’euros à des groupes jihadistes en Syrie pour maintenir l’activité d’une cimenterie à Jalabiya.
À 69 ans, Lafont se trouve actuellement incarcéré en isolement à la prison de la Santé. Sa demande de remise en liberté sera examinée le 4 mai, selon BFM Business. Le tribunal l'a critiqué pour sa "mauvaise foi" lors du procès, soulignant qu'il n'avait pas nié les versements, mais prétendu ne pas être informé des détails.
Une affaire de grande envergure
Parmi les autres personnes condamnées, son ancien adjoint Christian Herrault a écopé de cinq ans de prison. Le tribunal a infligé des peines variées, allant de 18 mois pour un gestionnaire de sécurité norvégien à sept ans pour un intermédiaire syrien en fuite, tous reconnus coupables d’avoir facilité ce système de financement.
Une somme record, a précisé la présidente du tribunal, a été versée à des entités comme l'État islamique et d'autres groupes extrémistes, ce qui constitue un "partenariat commercial avec l'EI". Ce jugement a été soutenu par les déclarations d'experts en sécurité, qui soulignent les ramifications de tels actes sur la lutte contre le terrorisme.
Lafarge, désormais intégrée au suisse Holcim, a également été condamnée à une amende de 1,125 million d'euros, ainsi qu'à 4,57 millions d'euros pour manquement aux sanctions internationales. Cette décision montre la position sévère des tribunaux français face à des infractions qui compromettent la sécurité nationale.
Ce nouvel appel de Lafont sera observé de près, car il pourrait avoir des implications sur d'autres affaires similaires. Pour aller plus loin, consultez l'article complet sur BFM Business.







