La géroscience est une discipline émergente qui se concentre sur les mécanismes biologiques du vieillissement, cherchant à prévenir les maladies chroniques qui surviennent avec l'âge. Son objectif principal est de réduire l'impact lié à l'âge afin de prolonger l’espérance de vie en meilleure santé.
Prévenir les pathologies liées à l’âge
La géroscience représente un changement de paradigme dans la gestion du vieillissement. Contrairement à la gérontologie, qui se focalise sur le traitement des maladies liées à l’âge, la géroscience tente d’intervenir aux racines de ces pathologies. Les chercheurs estiment qu'une grande partie des maladies chroniques, telles que le diabète, le cancer ou les maladies cardiovasculaires, découlent de dysfonctionnements biologiques communs. Ainsi, en agissant en amont, la géroscience vise non pas à retarder le vieillissement, mais à prolonger la période de vie en bonne santé.
En France, des experts, comme ceux du CHU de Toulouse, travaillent sur ce concept, notamment à travers le programme INSPIRE. Ce programme se concentre sur la compréhension et la prévention du déclin fonctionnel lié à l’avancée en âge, et a été enrichi par l’apport du Dr Felipe Sierra, une figure clé dans le domaine.
L'approche pratique de la géroscience
Pour contrer les pathologies liées à l'âge, la géroscience promeut divers moyens d'influencer les mécanismes biologiques du vieillissement. Les recherches soulignent l'importance de l'activité physique régulière et d'une alimentation équilibrée pour retarder l'apparition des maladies chroniques.
En parallèle, la géroscience explore également le développement de molécules médicamenteuses capables de limiter les effets du vieillissement. Des études sur des substances dites "géroprotectrices" montrent déjà des résultats prometteurs chez les animaux. Des traitements existants, comme la metformine et les inhibiteurs de SGLT-2, sont maintenant testés pour leur potentiel à prévenir certains problèmes de santé liés à l'âge.
Cette discipline ne se limite pas à l’expérimentation ; elle soulève également des questions éthiques concernant l'accès équitable à ces nouveaux traitements. De plus, la recherche de biomarqueurs du vieillissement pourrait aider à identifier les personnes à risque, leur offrant ainsi un accès plus ciblé aux interventions préventives.







