Le cabinet d'avocats Eric de Caumont, spécialisé en droit routier, a dévoilé le 23 mai 2024 Flash radar, une application mobile destinée à simplifier la contestation des contraventions relevées par radars automatiques. Gratuitement téléchargeable sur l'App Store et Google Play, l'outil allie reconnaissance de texte et suivi juridique pour aider les conducteurs à préserver leurs points et limiter le coût d'une procédure.
Comment fonctionne l'application
L'utilisateur photographie l'avis de contravention depuis son smartphone ; la technologie OCR extrait alors les éléments clés du document (date, lieu, infraction, numéro d'avis). L'application vérifie automatiquement plusieurs conditions de recevabilité : respect du délai légal de 45 jours, absence de paiement préalable et situation du titulaire du permis (non-dénonciation par un employeur, par exemple).
- Photographier l'avis de contravention.
- Analyse OCR et contrôle des critères de recevabilité.
- En cas de validation, paiement des honoraires fixes (57 € TTC) et constitution éventuelle de la consignation exigée par l'État.
- Suivi du dossier et échanges avec les avocats via l'espace client jusqu'à la résolution.
Le cabinet met en avant une tarification fixe de 57 € TTC pour la prise en charge, largement inférieure aux honoraires traditionnels qui peuvent varier entre 200 et 500 €. L'application indique toutefois que la consignation — une somme demandée par l'État pour engager la contestation — reste obligatoire : elle est conservée pendant la procédure et restituée intégralement en cas de relaxe. Si l'amende finale dépasse la consignation, l'utilisateur devra régler la différence.
Avantages, limites et précautions
Parmi les bénéfices attendus : rapidité, transparence du suivi et réduction du coût d'accès à un conseil juridique. Le cabinet souligne également qu'une identification formelle du conducteur est nécessaire pour entraîner un retrait de points ; selon ses chiffres, 98 % des clichés ne permettraient pas une telle identification, ce qui constituerait un argument de défense fréquent.
Il convient toutefois de noter les limites de l'application : seules trois catégories d'infractions peuvent être traitées via Flash radar — non-respect des distances de sécurité, non-respect du feu tricolore et excès de vitesse compris entre 5 et 49 km/h — et la recevabilité dépend strictement des éléments figurant sur l'avis et des délais. Comme pour toute démarche juridique, les chances de succès varient selon le dossier et la jurisprudence en vigueur.
En pratique, Flash radar s'inscrit dans la montée des legaltechs qui cherchent à rendre le droit plus accessible via l'automatisation et la transparence des procédures. Pour les conducteurs concernés, il reste essentiel de conserver tous les documents, d'agir dans les délais et de lire attentivement les conditions de contestation proposées par l'application.







