Le mois de novembre s’annonce sous de bons auspices pour 13 millions de retraités bénéficiant de l'Agirc-Arrco, avec une augmentation de leur pension complémentaire qui prendra effet le 2 novembre. Voici ce que cela signifie pour eux.
Revalorisation des retraites complémentaires
En octobre 2023, syndicats et patronats ont conclu un accord concernant l'augmentation des retraites complémentaires versées par l'Agirc-Arrco. Cette revalorisation, étroitement liée à l'inflation actuelle, est saluée par de nombreux retraités qui peinent à joindre les deux bouts face à la hausse des prix. Les partenaires sociaux ont convenu d'une augmentation de 4,9 %, à compter de novembre, correspondant presque parfaitement au taux d'inflation annuelle.
La révision de la pension complémentaire sera visible à partir du 2 novembre : les 13 millions de retraités du secteur privé seront agréablement surpris par cette amélioration sur leur relevé bancaire. De surcroît, à partir du 1er janvier, les retraites de base bénéficieront également d’une augmentation de 5,2 %.
Augmentation : ce que cela signifie pour vous
Pour calculer l'impact de cette revalorisation de 4,9 % sur votre pension complémentaire, prenons l'exemple des femmes qui perçoivent en moyenne une retraite complémentaire de 301 €. Avec cette revalorisation, elles devraient voir leur pension augmenter d'environ 14,75 € dès le 2 novembre 2023.
En janvier, la revalorisation des retraites de base s'ajoutera à cette somme. Pour une femme dont la retraite de base est de 710 €, l'augmentation de 5,2 % se traduit par une hausse de près de 36,92 €. Ainsi, la pension totale (de base et complémentaire) progressera de 51,67 € par mois.
Pour les hommes, la pension complémentaire moyenne est de 573 €, engendrant une augmentation d'environ 28 €. Par ailleurs, la retraite de base, dont le montant moyen s'élève à 1013 €, bénéficiera d'une hausse de 52,68 €, totalisant une augmentation de 80,68 € mensuels grâce aux deux revalorisations.
Suppression du malus
En outre, les représentants des travailleurs et des employeurs ont convenu de l’abolition du malus de 10 % appliqué pendant 3 ans aux retraités qui choisissent de partir à taux plein. Cette décision vise à alléger le fardeau financier des retraités et à améliorer leur pouvoir d'achat.







